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Graveyard Keeper 2 sort aujourd'hui : ses grosses nouveautés cachent quelques secrets assez délicieux

Huit ans après Graveyard Keeper, Lazy Bear Games remet le Gardien au travail ce 22 septembre. La suite conserve les tombes, les cadavres, les technologies et cet amour très particulier du capitalisme médiéval, mais son terrain de jeu a nettement grossi : ville à reconstruire, production automatisée, armée de zombies et véritables batailles entrent désormais dans l'équation. Et sous les annonces les plus voyantes se cachent quelques détails qui sentent déjà le futur débat de lore.

Par Kader Graveyard Keeper 2
Graveyard Keeper 2 sort aujourd'hui : ses grosses nouveautés cachent quelques secrets assez délicieux

The Town n'est enfin plus une blague inaccessible

Pendant tout le premier Graveyard Keeper, The Town avait presque acquis le statut de running gag. On en entendait parler, certaines routes semblaient y conduire et plusieurs personnages en venaient, mais le joueur restait dehors. Graveyard Keeper 2 règle l'affaire assez brutalement : la ville existe, elle est immense, et elle devient l'un des chantiers centraux de l'aventure.

Le problème est qu'elle a connu de meilleurs jours. Une bonne partie de ses quartiers est occupée par les morts-vivants et doit être reprise avant d'être reconstruite. Logements, commerces et infrastructures reviennent ensuite progressivement, avec une idée très Graveyard Keeper derrière tout cela : aider les habitants, bien sûr, mais surtout trouver comment transformer leurs problèmes en activité rentable.

Lazy Bear Games a également ouvert la carte au-delà de la ville. Les devlogs évoquent ses faubourgs sud, un autre village, une autre taverne, une forêt, un marais, une église et même un autre cimetière. Le monde est donc sensiblement plus vaste que celui du premier épisode.

Les zombies passent de salariés gratuits à véritable outil industriel

Les zombies travaillaient déjà beaucoup dans le premier jeu. Ils pouvaient cultiver, extraire des ressources ou prendre en charge certaines tâches répétitives. La suite pousse cette logique jusqu'au bout avec des ateliers beaucoup plus automatisés et des machines semi-automatiques installées jusque dans des usines souterraines.

Le changement le plus visible est l'apparition de chaînes de production avec tapis convoyeurs. Les ressources peuvent circuler entre différents postes pendant que les employés décédés font le travail que personne de vivant n'aurait probablement accepté aux mêmes conditions.

Cela change surtout la philosophie de la progression. Le premier jeu demandait très régulièrement au joueur de transporter lui-même matériaux et produits d'un atelier à l'autre. Graveyard Keeper 2 veut davantage faire passer le Gardien de manutentionnaire macabre à organisateur d'un petit empire industriel.

Cette fois, certains zombies prennent aussi les armes

C'est l'autre énorme rupture. Le combat n'est plus seulement une activité périphérique : la reconquête de The Town passe par de véritables affrontements où le Gardien commande ses propres unités zombies.

Les batailles se déroulent directement dans les rues qui seront ensuite rendues aux habitants. Certaines zones demandent de résister à des vagues venant de plusieurs directions ; d'autres utilisent des points de contrôle et plusieurs fronts. Avant de se lancer, le joueur peut fabriquer des barricades, installer des tours, équiper ses soldats et composer ses escouades.

Lazy Bear laisse même plusieurs approches possibles : envoyer des groupes d'archers, s'appuyer lourdement sur les fortifications ou combattre directement aux côtés des morts. Le studio précise que les unités peuvent être positionnées individuellement avant que leur bannière soit levée pour les entraîner dans l'assaut.

Premier petit secret : les batailles urbaines ne seront pas disponibles tous les jours

Ce détail est facile à manquer dans le devlog consacré au combat. Graveyard Keeper 2 conserve le calendrier hebdomadaire de son prédécesseur et la libération des quartiers de The Town est elle aussi associée à un jour précis de la semaine.

Impossible donc de nettoyer toute la ville d'une traite simplement parce que l'équipement est prêt. Les autres jours, les joueurs qui ressentent un besoin urgent de taper du zombie pourront descendre dans les égouts.

Le studio ajoute au passage une formule volontairement mystérieuse : quelque part sous la ville se trouverait la Sewrena. Aucun détail supplémentaire. Même le nom ressemble au genre de mauvaise idée dont Graveyard Keeper raffole.

Le jeu est désormais construit en 3D, même s'il essaie très fort de ne pas en avoir l'air

Visuellement, la suite conserve sa caméra fixe et l'esthétique immédiatement reconnaissable du premier volet. Techniquement, Lazy Bear Games a pourtant abandonné son ancienne construction 2D et reconstruit l'environnement en trois dimensions.

Cela permet notamment de gérer plus naturellement le relief, les bâtiments et la lumière. Le studio s'est même amusé à faire tourner réellement le soleil autour du monde, selon la logique scientifique médiévale qu'il revendique avec le sérieux qu'elle mérite évidemment. Les ombres évoluent donc au cours de la journée et deviennent beaucoup plus marquées la nuit.

Ce passage à la 3D explique aussi pourquoi les environnements peuvent devenir plus verticaux et pourquoi The Town fonctionne davantage comme un espace continu que comme une collection de décors.

Deuxième secret : huit années ont aussi passé dans le monde

Le calendrier réel et la chronologie du jeu se répondent. Graveyard Keeper est sorti en 2018 ; Graveyard Keeper 2 arrive huit ans plus tard en 2026. Lazy Bear Games a décidé que huit années s'étaient également écoulées dans son univers.

Le monde a continué sans son Gardien pendant tout ce temps et, selon le studio, rien de particulièrement positif ne s'est produit. Cela permet de retrouver des personnages connus tout en justifiant les changements de lieux, de relations et de situation.

La plupart des personnages seront néanmoins nouveaux. Plusieurs anciennes figures reviennent, et le jeu doit aussi expliquer ce qui est arrivé à certaines autres.

Le Gardien est le même. Enfin, « pas exactement »

Voilà probablement l'indice narratif le plus volontairement suspect des derniers devlogs. Lazy Bear affirme que l'on retrouve le même Keeper, puis se corrige immédiatement : pas exactement le même.

Le studio ajoute que les joueurs ayant terminé le DLC Stranger Sins « ont peut-être déjà la bonne idée ». Rien de plus n'est confirmé et transformer cette phrase en révélation complète serait aller plus loin que les développeurs eux-mêmes. Mais l'allusion est trop précise pour être décorative.

Les nouveaux joueurs ne devraient pas être perdus : Lazy Bear explique avoir écrit cette histoire pour qu'elle reste compréhensible sans connaître le premier épisode. Les vétérans auront manifestement une deuxième couche à décortiquer.

Et non, le crâne bavard n'est pas Gerry

Autre piège évident des bandes-annonces : le crâne parlant aperçu avec le Gardien n'est officiellement pas Gerry. Lazy Bear l'a confirmé noir sur blanc.

Il s'agit simplement d'un autre crâne parlant doté d'un humour noir. La formulation employée par le studio est évidemment assez moqueuse pour laisser ouverte la question la plus importante : où est donc Gerry ?

La réponse n'est pas encore donnée.

Le Teleportstone disparaît, mais pas le voyage rapide

Le studio reconnaît avec une certaine cruauté que beaucoup de joueurs du premier épisode ne trouvaient jamais le Teleportstone ou ne comprenaient pas son fonctionnement. Il a donc été supprimé.

Le remplaçant s'appelle Milestone. Ces points sont répartis dans le monde et permettent, une fois débloqués, de voyager rapidement entre différents emplacements. La démo montre déjà que leur activation s'insère dans les autres systèmes de progression plutôt que de simplement donner un téléporteur universel dès le départ.

Autre correction discrète : les personnages importants qui n'apparaissaient dans le village qu'un jour de la semaine restent désormais généralement à leur emplacement habituel, puisque The Town existe réellement. Certaines de leurs activités demeurent néanmoins liées à des jours particuliers. Le calendrier n'a donc pas disparu ; il devrait simplement être moins agaçant.

Le Technology Tree revient, avec une deuxième couche de progression

Le traditionnel arbre technologique est toujours là. Graveyard Keeper 2 ajoute cependant un système de talents destiné à récompenser davantage les actions répétées et à personnaliser la progression.

Lazy Bear plaisante ouvertement sur le sujet : il y aura moins de grind. Pour une série ayant presque transformé le grind en composante narrative, la promesse mérite d'être conservée quelque part dans un bocal pour vérification ultérieure.

La démo, disponible depuis le 14 septembre, donne déjà accès aux premières heures de cette nouvelle structure et permet de conserver sa sauvegarde pour le jeu complet.

Un peu plus de 4 000 zombies devraient passer une mauvaise journée

Le devlog du 18 septembre contient enfin un chiffre merveilleusement inutile, donc indispensable. Les développeurs assurent que la ville compte réellement des milliers de zombies et estiment qu'un peu plus de 4 000 d'entre eux seront « remis au repos » sur l'ensemble du jeu.

Autre précision du même niveau : avec clavier et souris, le système de combat a été conçu pour pouvoir être utilisé d'une seule main. Lazy Bear suggère officiellement d'employer l'autre pour boire quelque chose ou gratter une oreille. La sienne ou celle de quelqu'un d'autre, le studio ne juge pas.

Graveyard Keeper 2 ressemble moins à une suite plus grosse qu'à une formule élargie

Le cimetière reste central. On continue à enterrer, fabriquer, commercer, pêcher, améliorer des capacités et exploiter des ressources d'origine parfois discutable. Mais toutes les nouvelles couches cherchent à connecter ces tâches entre elles : les ateliers produisent l'équipement, les zombies alimentent les ateliers, l'équipement sert aux batailles et les batailles permettent de récupérer des quartiers que l'on peut ensuite reconstruire.

C'est probablement la différence la plus importante avec une simple extension géante. Graveyard Keeper 2 ne rajoute pas seulement davantage d'activités à la liste. Il essaie de faire circuler les mêmes ressources, employés morts et mauvaises décisions économiques entre plusieurs systèmes.

Le jeu complet sort ce 22 septembre sur PC et consoles. Les réponses concernant le faux-Gerry, le « pas exactement » même Keeper et cette inquiétante Sewrena devront désormais être trouvées autrement que dans un devlog.