Actu Actualité Officiel

Graveyard Keeper 2 enterre la petite gestion tranquille : huit ans ont passé et les zombies partent en guerre

Graveyard Keeper 2 ne veut visiblement pas se contenter de remettre quelques tombes droites et de repeindre l'église. Lazy Bear Games situe cette suite huit ans après le premier épisode et transforme son étrange simulateur de croque-mort en machine beaucoup plus large, avec reconstruction urbaine, automatisation industrielle et zombies envoyés au combat.

Par Kader Graveyard Keeper 2
Graveyard Keeper 2 enterre la petite gestion tranquille : huit ans ont passé et les zombies partent en guerre

Le premier Graveyard Keeper avait déjà une drôle de manière de vendre la vie rurale. Là où d'autres jeux demandent de planter des navets et de sympathiser avec les voisins, celui de Lazy Bear Games proposait surtout de rentabiliser des cadavres et de transformer un cimetière médiéval en petite entreprise franchement douteuse.

La suite garde cette idée. Elle lui ajoute maintenant une ville entière à remettre sur pied et une apocalypse zombie à gérer.

Huit ans plus tard, le monde ne vous a pas attendu

Lazy Bear Games précise que Graveyard Keeper 2 se déroule huit ans après les événements du premier jeu. Le monde a continué à évoluer en l'absence du Keeper, et le studio ne cherche donc pas à reproduire exactement les lieux et les personnages déjà connus.

La région accessible dépasse largement la Ville. Le studio évoque ses faubourgs méridionaux, un autre village avec sa taverne, de nouvelles zones forestières et marécageuses, une autre église ainsi qu'un nouveau cimetière.

Quelques anciennes connaissances reviendront, mais une grande partie du casting sera nouvelle. Le crâne bavard aperçu dans cette suite n'est d'ailleurs pas Gerry. Oui, même les crânes ont droit au recasting.

Le grind reste là, mais l'automatisation prend encore plus de place

Le cœur du jeu ne disparaît pas. Il faudra toujours récolter des ressources, fabriquer des objets, développer son cimetière et transformer à peu près tout ce qui peut l'être en source de revenus.

Les zombies deviennent cependant encore plus utiles. Ils travaillent dans les chaînes de production, prennent en charge une partie des tâches répétitives et permettent de faire fonctionner des installations beaucoup plus importantes.

La Ville constitue désormais un deuxième gros chantier. Ses habitants ont besoin d'aide pour restaurer les bâtiments et résoudre leurs problèmes, pendant que les morts-vivants s'occupent du travail lourd. Le concept reste délicieusement cynique : rendre service, certes, mais autant rendre le service rentable.

Un système de Talents vient se greffer à l'arbre technologique

Le journal de développement de septembre confirme aussi une modification importante de la progression. L'arbre technologique reste présent, mais il est accompagné d'un nouveau système de Talents.

La distinction devrait permettre d'élargir les possibilités de spécialisation sans simplement empiler davantage de branches sur l'ancien arbre. Lazy Bear Games n'a pas encore détaillé chaque Talent avant la sortie, donc mieux vaut éviter de construire dès maintenant le build ultime du fossoyeur capitaliste.

Autre petit changement qui risque de se sentir rapidement : la Teleportstone du premier jeu disparaît.

La Teleportstone laisse sa place aux Milestones

Graveyard Keeper 2 utilise des Milestones pour les déplacements rapides. Le changement accompagne logiquement l'agrandissement de la carte et les nouvelles régions à parcourir.

Ce n'est pas le genre de fonctionnalité qui fait une bande-annonce spectaculaire, mais dans un jeu où une bonne partie de la progression repose sur des allers-retours entre ressources, ateliers, personnages et objectifs, le système de déplacement peut rapidement devenir plus important qu'une jolie nouvelle tombe.

Et maintenant, le fossoyeur commande une armée

La différence la plus spectaculaire reste le combat. Le joueur devient désormais le Grand Inquisiteur et doit défendre le royaume contre une apocalypse zombie. Tours, fortifications, armes et armures font partie du programme.

Il faudra également entraîner des soldats morts-vivants et les mener au combat.

L'idée crée une situation assez merveilleusement absurde : certains zombies produisent vos ressources pendant que d'autres partent empêcher d'autres zombies de détruire la ville. Graveyard Keeper avait déjà une conception flexible de l'éthique ; sa suite semble surtout avoir trouvé comment industrialiser le problème.

Plus que dix jours avant l'ouverture du cimetière

Graveyard Keeper 2 sortira le 22 septembre 2026. Lazy Bear Games et tinyBuild annoncent le jeu sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2.

Le jeu reste une expérience solo. Sur Steam, la page officielle le classe toujours parmi les jeux d'aventure, de RPG et de simulation, avec une forte composante d'automatisation.

Le premier épisode demandait déjà beaucoup de temps pour faire tourner correctement son économie. Cette fois, il faudra apparemment trouver une place dans l'agenda pour une guerre.