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Graveyard Keeper 2 est sorti, et le cimetière ne suffit plus à faire tourner le business

Le fossoyeur a obtenu une promotion dont personne ne devrait raisonnablement vouloir. Graveyard Keeper 2 est disponible depuis le 22 septembre et place désormais le joueur dans la robe du Grand Inquisiteur. Le cimetière reste là, mais son entretien n'est plus qu'une partie d'un problème beaucoup plus vaste : une ville en ruine, une apocalypse zombie et, forcément, quelques occasions de transformer tout cela en activité rentable.

Par Kader Graveyard Keeper 2
Graveyard Keeper 2 est sorti, et le cimetière ne suffit plus à faire tourner le business

Lazy Bear Games ne s'est pas débarrassé du principe qui donnait son identité au premier Graveyard Keeper. Il faut toujours gérer un cimetière médiéval, collecter des ressources, fabriquer des machines et organiser une production de plus en plus efficace. La suite déplace cependant les limites de cette petite économie morbide.

Le joueur doit maintenant restaurer The Town, aider ses habitants et utiliser leurs problèmes comme autant d'occasions de développer son installation. Les zombies servent encore de main-d'œuvre, avec une automatisation destinée à absorber une partie des tâches répétitives pendant que le Grand Inquisiteur s'occupe de choses plus urgentes.

Cette fois, certains zombies refusent de travailler

La grande différence apparaît lorsque les morts-vivants cessent d'être des employés gratuits pour devenir le problème. Graveyard Keeper 2 ajoute une dimension de combat autour de l'apocalypse qui menace le royaume. Il faut construire des tours et des fortifications, fabriquer armes et armures, entraîner ses propres troupes zombies puis les mener au combat.

Lazy Bear Games annonçait avant la sortie qu'un peu plus de 4 000 zombies hostiles pouvaient être éliminés au cours du jeu. Le studio a même pensé les commandes clavier-souris pour permettre de gérer les affrontements d'une seule main. C'est un niveau de considération étonnamment précis pour quiconque souhaitait administrer une armée de cadavres tout en buvant son café.

Cette couche militaire ne remplace pas la gestion. Elle s'y accroche. Produire de l'équipement, fortifier la ville et préparer les troupes donnent une nouvelle destination aux chaînes de fabrication et à l'automatisation. La logique économique volontairement douteuse de Graveyard Keeper reste donc intacte : même une invasion de morts-vivants finit par devenir un problème d'optimisation.

La ville devient un deuxième chantier

The Town prend davantage de place dans cette suite. Les habitants ont leurs maisons et leurs commerces à restaurer, ainsi que des quêtes et des problèmes que le joueur peut résoudre. Pendant ce temps, les travailleurs zombies assurent une partie de la production en arrière-plan.

Ce déplacement est important parce qu'il donne à l'automatisation une autre échelle. Le cimetière n'est plus seulement un espace à perfectionner pour lui-même : il alimente un ensemble plus large dans lequel reconstruction, production et défense se répondent.

La démo n'était pas un faux départ

Graveyard Keeper 2 avait reçu une démo gratuite le 14 septembre, couvrant environ trois à quatre heures selon la description officielle de Steam, depuis le début de l'aventure jusqu'à l'introduction de The Town. Lazy Bear Games et tinyBuild avaient prévu que cette progression puisse être conservée.

Le lancement confirme le transfert de sauvegarde vers le jeu complet. Sur PC, les développeurs ont également publié une procédure manuelle pour les joueurs dont la sauvegarde de démonstration ne serait pas détectée automatiquement.

Le jeu complet est vendu 24,99 dollars sur Steam. Il est développé par Lazy Bear Games et édité par tinyBuild. La sortie du 22 septembre marque surtout le moment où l'étrange promesse de cette suite devient concrète : Graveyard Keeper n'est plus seulement un jeu où l'on essaie de rentabiliser les morts. Désormais, il faut aussi empêcher les autres morts de ruiner l'entreprise.