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Resident Evil explose son record au cinéma : 60 millions de dollars sans Leon ni Claire

Les 8,8 millions de dollars des previews annonçaient déjà quelque chose d'inhabituel. Le week-end complet confirme que Resident Evil vient de changer d'échelle au cinéma : environ 60 millions de dollars en Amérique du Nord, contre 26,65 millions pour l'ancien record de la franchise. Et ce résultat arrive avec un héros qui n'existe même pas dans les jeux.

Par Kader
Resident Evil explose son record au cinéma : 60 millions de dollars sans Leon ni Claire

Cette fois, plus besoin de parler de projection. Resident Evil a terminé son premier week-end nord-américain à environ 60 millions de dollars dans 3 684 salles.

L'ancien record appartenait à Resident Evil: Afterlife depuis 2010 avec 26,65 millions. Le nouveau film fait donc plus du double dès son premier passage en caisse.

C'est un écart assez brutal pour une série de films qui avait jusque-là surtout construit son succès sur la durée et l'international plutôt que sur des ouvertures américaines gigantesques.

Le pari le plus risqué était aussi le plus visible

Zach Cregger n'a pas choisi de refaire Resident Evil 2 avec Leon Kennedy et Claire Redfield, ni de remettre Jill Valentine au centre de l'affiche. Son film suit Bryan, un coursier médical incarné par Austin Abrams, pris dans une épidémie pendant une livraison vers un hôpital isolé.

Autrement dit, le reboot utilise Umbrella, les mutations, l'atmosphère de survie et plusieurs réflexes de mise en scène hérités des jeux sans transformer un épisode précis en storyboard de deux heures.

C'était précisément le point qui pouvait faire grincer des dents avant la sortie. Une adaptation Resident Evil sans ses héros les plus populaires possède forcément moins de reconnaissance immédiate qu'un poster avec Leon et Claire.

Le public est venu quand même.

Afterlife est désormais très loin derrière

En 2010, Afterlife avait ouvert à 26,65 millions de dollars avant de terminer à un peu plus de 60 millions sur l'ensemble de sa carrière domestique. Le nouveau Resident Evil vient pratiquement d'atteindre cette somme en trois jours.

Welcome to Raccoon City avait démarré à seulement 5,3 millions en 2021. Ce précédent reboot avait pourtant choisi l'approche inverse : énormément de personnages connus et une volonté visible de reconstruire des lieux et événements issus des premiers jeux.

Les deux films sont trop différents pour tirer une règle universelle du contraste. Il reste difficile d'ignorer le résultat : l'adaptation qui s'autorise le plus grand détour narratif vient de signer le meilleur lancement cinéma de la licence.

Cregger bat aussi son propre record

Les 60 millions constituent également le meilleur démarrage de la carrière de Zach Cregger. Weapons avait ouvert autour de 43,5 millions de dollars en 2025, déjà un résultat impressionnant pour un film d'horreur original.

Son nom arrivait donc avec un poids commercial inhabituel pour un réalisateur prenant les commandes d'une adaptation de jeu vidéo. Les premières estimations plaçaient pourtant Resident Evil plutôt entre 40 et 50 millions avant que les préventes puis les previews ne forcent les projections à monter.

Le vendredi a rapporté environ 26,6 millions, previews comprises. À lui seul, il a quasiment égalé l'ancien record de week-end complet de la franchise.

108,3 millions dans le monde pour commencer

À l'international, le film ajoute environ 48,3 millions de dollars. Son démarrage mondial atteint ainsi 108,3 millions.

La France contribue pour environ 2,6 millions de dollars, le Royaume-Uni pour 5,8 millions, le Mexique pour 5,6 millions et l'Allemagne pour 2,5 millions selon les premières estimations territoriales.

Il reste maintenant à mesurer la tenue du film sur plusieurs semaines. L'ouverture a déjà réglé une question : au cinéma, Resident Evil n'avait encore jamais démarré aussi fort.