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Stronghold 4 remet sept seigneurs devant votre château et leur donne beaucoup plus de murs à casser

Stronghold n'a jamais eu besoin d'un dragon, d'un arbre technologique spatial ou d'une armée de 10 000 soldats pour créer un problème. Il suffit généralement d'un mur mal placé, de paysans affamés et d'un voisin qui possède un trébuchet. Stronghold 4 veut simplement faire tout cela sur des cartes plus vastes, avec davantage d'adversaires et des châteaux beaucoup plus compliqués à ouvrir.

Par Hugat Stronghold 4
Stronghold 4 remet sept seigneurs devant votre château et leur donne beaucoup plus de murs à casser

Firefly Studios a présenté un nouveau trailer de Stronghold 4 pendant le PC Gaming Show Tokyo Direct du 20 septembre. Le jeu reste annoncé pour 2026 sur Steam, où il doit d'abord sortir en accès anticipé.

La séquence s'attarde surtout sur le mode escarmouche. Une partie pourra accueillir le joueur et jusqu'à sept adversaires contrôlés par l'ordinateur sur 14 champs de bataille différents.

Firefly confirme en parallèle huit seigneurs CPU distincts. Ce ne sont pas uniquement huit portraits posés sur le même script : chacun doit posséder sa personnalité, sa façon de construire et ses préférences militaires.

Les vieux adversaires caricaturaux de Stronghold reviennent au centre du jeu

La série n'a jamais vraiment essayé de rendre ses seigneurs ennemis discrets. Stronghold 4 continue dans cette direction avec une galerie volontairement excessive : noble gothique menaçante, bureaucrate vieillissant, petit tyran insupportable et autres dirigeants conçus pour être reconnaissables dès qu'ils commencent à envoyer des troupes contre vos murs.

Cette personnalité a une fonction stratégique. Un adversaire qui privilégie un type de château, une économie ou certaines unités force le joueur à reconnaître qui se trouve de l'autre côté de la carte avant de lancer exactement le même plan.

Avec sept CPU possibles dans la même escarmouche, le problème devient rapidement moins propre. Une forteresse préparée pour repousser un voisin peut laisser une faiblesse parfaite au seigneur suivant.

Stronghold 4 veut rendre les châteaux plus libres avant de les faire exploser

Le trailer montre des constructions beaucoup plus variées dans leur forme. Les fortifications peuvent aller de structures en bois relativement simples à des ensembles de pierre composés de plusieurs cours, murailles et passages internes.

Firefly ajoute davantage de pièces décoratives et fonctionnelles, tout en ramenant plusieurs éléments classiques comme les douves et les tunnels.

L'intérêt de Stronghold reste précisément cette collision entre city builder et jeu de siège. Une muraille n'est pas uniquement une statistique défensive : elle occupe de l'espace, déforme les trajets, coûte des ressources et doit continuer à entourer une économie qui fonctionne.

Construire le château le plus pénible à attaquer n'est pas très utile si la moitié des paysans doit traverser trois portes et une cour entière pour aller chercher du pain.

La météo intervient directement dans l'économie et les combats

Stronghold 4 étend aussi l'effet des conditions météorologiques. Firefly donne deux exemples concrets : la neige peut réduire la croissance des cultures, tandis que de fortes pluies diminuent la portée des archers.

Le système relie donc davantage la gestion de la forteresse et le champ de bataille. Une météo défavorable peut ralentir la production avant même d'affaiblir les soldats positionnés sur les remparts.

La composition de l'armée doit également prendre plus d'importance pendant les grandes batailles. Le studio promet des cartes plus vastes, de nouvelles structures militaires et des pièges défensifs supplémentaires.

La campagne raconte les origines de la série plutôt que sa suite

Stronghold 4 est une préquelle du premier jeu. Sa campagne de 22 missions suit Penryn of Wethel, un berger dont la trajectoire doit progressivement l'amener vers le commandement, la gloire militaire et la chevalerie.

Ben Starr prête sa voix à Penryn. Samantha Béart, Walles Hamonde et Harry McEntire font également partie du casting annoncé.

Firefly revient ainsi dans l'Angleterre médiévale des débuts de Stronghold après les détours géographiques et mécaniques d'autres épisodes.

Le studio insiste autant sur la vie quotidienne à l'intérieur des murs que sur les batailles : nourriture, taxes, honneur et humeur de la population restent des variables que le seigneur doit équilibrer.

L'accès anticipé contiendra déjà les 22 missions et les huit CPU

La page Steam précise désormais plus clairement ce que Firefly compte livrer au début de l'accès anticipé.

La campagne narrative de 22 missions, le mode escarmouche complet avec huit adversaires CPU, Free Build et un premier Skirmish Trail doivent être présents immédiatement.

Une démo jouable est déjà disponible sur Steam.

Firefly prévoit environ six mois d'accès anticipé, tout en précisant que cette durée pourra changer en fonction des retours et du développement.

Le multijoueur n'arrivera qu'avec la suite du développement

La version 1.0 doit ajouter plusieurs morceaux importants qui ne feront pas partie du lancement initial : multijoueur en ligne, Skirmish Trail coopératif et campagne économique.

Cette précision change un peu la lecture du « lancement 2026 ». Stronghold 4 sort bien cette année si le calendrier est respecté, mais sous la forme d'un jeu encore en construction.

Firefly dit vouloir utiliser l'accès anticipé pour faire évoluer le jeu avec sa communauté, comme le studio l'a déjà fait avec plusieurs builds publics de ses projets précédents.

Quinze ans après Stronghold 3, le numéro 4 revient vers le problème original

Stronghold 4 est le premier nouvel épisode numéroté depuis Stronghold 3 en 2011, même si la série n'est évidemment pas restée inactive entre les deux.

Ce retour au chiffre 4 accompagne un choix assez lisible : Angleterre médiévale, économie de château, sièges, seigneurs caricaturaux et construction libre reprennent la priorité.

Le Tokyo Direct n'a toujours pas donné de date précise à l'accès anticipé. Il confirme en revanche l'échelle que Firefly vise pour ses escarmouches : un joueur, sept voisins possibles et beaucoup trop de raisons de vérifier deux fois l'épaisseur du mur nord.