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Son of Thanjai veut gagner ses combats avant même de sortir sa lame
Son of Thanjai pouvait facilement être rangé dans la pile des beaux jeux historiques à cheval avec villages, temples et héros très compétent. Sa présentation Gamescom est plus intéressante : Ayelet Studio montre maintenant les systèmes qui doivent empêcher son monde ouvert de se résumer à traverser l'Inde du Sud jusqu'au prochain groupe d'ennemis.
Le studio a profité du broadcast Xbox de la Gamescom pour confirmer une sortie au printemps 2027 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Le jeu rejoindra également Game Pass.
Ayelet avait initialement prévu de garder sa prochaine longue démonstration pour septembre ou octobre. L'occasion Gamescom a changé le calendrier et produit un trailer plus court que le walkthrough de 15 à 20 minutes toujours prévu ensuite.
La différence avec les précédentes vidéos est revendiquée par le studio : cette fois, les angles de caméra ne cherchent pas à fabriquer une séquence particulièrement cinématographique. Le HUD reste affiché, les attaques se déroulent en temps réel et les réactions ennemies font partie de ce que l'on voit réellement en jouant.

L'infiltration ne donne pas de vision magique à Vinnendhiran
Son of Thanjai ne prévoit pas d'afficher les silhouettes ennemies à travers les murs. Pour obtenir une information, il faut suivre une cible, écouter, observer ou récupérer ce qui permettra ensuite de tromper les gardes.
Le nouveau trailer montre ainsi Vinnendhiran filer un adversaire, neutraliser discrètement certaines cibles, utiliser des déguisements et bluffer pendant une rencontre. Les noms volés, mots de passe et renseignements obtenus ailleurs peuvent servir à franchir un contrôle sans déclencher immédiatement un combat.
Les ennemis réagissent également à ce qu'ils entendent et aux soupçons de leurs compagnons. Une erreur n'est donc pas censée rester enfermée dans le champ de vision d'un seul garde.
Même caché dans l'herbe, le prince peut jouer avec la peur
Un moment assez minuscule du trailer résume mieux le système qu'une exécution spectaculaire. Caché dans les hautes herbes, Vinnendhiran fait accidentellement du bruit. Un garde commence à chercher sa position. Le joueur imite alors le sifflement d'un serpent et le soldat préfère abandonner ses recherches.
Ayelet rattache cette scène à une mécanique beaucoup plus générale : la peur est une arme, y compris lorsque le combat n'a pas encore commencé.
Sur le champ de bataille, les adversaires observent aussi leurs camarades. Faire tomber un commandant peut affaiblir la confiance du groupe. Les exécutions et la pression peuvent pousser certains soldats à paniquer, fuir ou déposer leurs armes.
Cela donne une condition de victoire plus intéressante que l'obligation de vider chaque arène. Une rencontre peut théoriquement être terminée parce que les survivants ne veulent plus la poursuivre.
Le Surul Vaal n'est pas là uniquement pour faire joli dans les trailers
Lorsque le bluff échoue, Vinnendhiran dispose de l'arme la plus identifiable du jeu : le Surul Vaal. Cette lame souple enroulée frappe à plus longue portée qu'une épée conventionnelle et peut balayer plusieurs adversaires avant d'enchaîner avec des attaques plus ciblées.
Le système prévoit également l'Aruvaal pour les affrontements rapprochés et le Valari comme arme à distance. Dans le trailer Gamescom, le HUD rend visibles les niveaux de menace et les Fury Orbs pendant que furtivité, takedowns et combat ouvert s'enchaînent.
Le résultat ressemble moins à deux modes totalement séparés, « infiltration » puis « baston », qu'à une tentative de laisser une situation se dégrader progressivement.
Le monde ouvert doit continuer à fonctionner sans attendre le joueur
Son of Thanjai place cette boucle dans une réinterprétation en histoire alternative de l'empire Chola du XIe siècle. Vinnendhiran a dix-neuf ans, a grandi dans le privilège et se retrouve privé de son statut au moment où le royaume se fragilise.

Le studio décrit plusieurs environnements : les rues de Thanjai, les terres agricoles de la Kaveri, les routes ouvertes, les régions arides du Paalai ainsi que des temples et ruines. Marchands, paysans, prêtres, rebelles et soldats doivent suivre leurs propres occupations plutôt que rester éternellement disponibles pour le protagoniste.
L'ambition est élevée pour un studio indépendant de Chennai. Le prochain test sera donc plus instructif que le trailer : Ayelet prévoit toujours de publier une longue mission de 15 à 20 minutes. Là, il sera beaucoup plus difficile de cacher les coutures d'un monde ouvert derrière deux secondes de Surul Vaal bien placées.