Test
Once Human en 2026 : ce survival bizarre a survécu à son propre chaos
Once Human assemble survie, construction, looter-shooter, MMO et collection de créatures avec une absence presque réjouissante de retenue. Deux années de mises à jour ont amélioré son onboarding, élargi ses scénarios et assoupli plusieurs irritants du lancement. Tout ne s'emboîte toujours pas proprement, mais peu de jeux gratuits proposent un bac à sable aussi généreux et aussi franchement étrange.
Le jeu qui refuse de choisir un genre
Once Human demande de couper des arbres, extraire du minerai, construire une maison, fabriquer des armes, explorer des villes contaminées, poursuivre des boss, collectionner des créatures et participer à des activités multijoueurs. Il y a probablement quelque part un designer qui a proposé de retirer une mécanique. Personne ne l'a écouté.
Au lancement, cette accumulation pouvait donner l'impression d'un catalogue. PC Gamer y voyait pourtant déjà un mélange étonnamment accrocheur, tandis qu'IGN saluait un survival-crafting accessible dont les systèmes simples fonctionnaient mieux ensemble que prévu. GamingBolt était nettement plus réservé et reprochait au jeu de reprendre beaucoup d'idées ailleurs sans toujours leur donner suffisamment de profondeur.
Deux ans plus tard, le débat existe encore. Ce qui a changé, c'est la quantité de matière autour de la formule.
Survivre sans remplir un formulaire toutes les cinq minutes
Once Human est beaucoup moins punitif que certains représentants du genre. Faim, soif et santé mentale existent, mais elles servent davantage à maintenir une petite tension qu'à interrompre constamment l'exploration. COGconnected considérait déjà cet équilibre comme l'une des raisons pour lesquelles la progression restait accessible.
C'est un choix judicieux parce que le jeu est meilleur lorsqu'il laisse divaguer. Une route vers un objectif devient facilement une fouille de maison abandonnée, puis une chasse à une caisse, puis un détour parce qu'une créature franchement inconvenante vient de traverser le paysage.
La survie fournit une raison de rentrer à la base. Elle n'est pas le patron.
Construire une maison devient dangereusement chronophage
La construction représente peut-être la mécanique qui explique le mieux pourquoi Once Human accroche. PC Gamer remarquait quelques semaines après le lancement que des joueurs initialement venus pour le shooter passaient surtout leur temps à concevoir des maisons.
Les fondations sont familières : murs, sols, ateliers, stockage, électricité, production. La souplesse esthétique transforme pourtant rapidement un abri fonctionnel en projet personnel. Les mises à jour ont continué à étendre cette partie, avec davantage d'outils et des améliorations du système de placement.
Tout n'est pas impeccable. IGN et GamingBolt relevaient déjà des éléments de construction parfois récalcitrants lorsqu'il s'agissait d'aligner précisément murs ou plafonds. La friction a diminué, pas disparu.
Les Deviations sont la meilleure idée du lot
Le monde est rempli d'anomalies qui ressemblent parfois à des ennemis, parfois à des objets domestiques ayant développé une opinion sur l'existence. Certaines Deviations combattent, d'autres récoltent des ressources ou assistent la base.
Cette mécanique donne enfin un lien direct entre l'excentricité visuelle et les systèmes. Capturer une étrange créature n'est pas seulement remplir un bestiaire. Elle peut modifier le fonctionnement du foyer ou devenir un outil lors des combats.
En 2026, le système est encore plus central. Les mises à jour officielles ont développé leurs capacités, tandis que le jeu présente désormais les anomalies comme une ressource fondamentale de la survie plutôt qu'un simple gimmick.
Les balles manquent parfois d'adversaires dignes d'elles
Le gunplay est propre, lisible et suffisamment réactif pour soutenir le loot. Le problème vient souvent de l'autre côté du canon.
PC Gamer soulignait dès 2024 que de nombreux ennemis du monde ouvert pouvaient être éliminés presque sans résistance avec un équipement correctement amélioré. GamingBolt arrivait à une observation proche sur l'IA, capable de rester relativement passive pendant qu'on la démonte à distance.
Les boss et activités conçues pour plusieurs joueurs ont davantage de structure. Les monstres ordinaires servent surtout de matière entre deux objectifs.
Le scénario saisonnier reste l'idée la plus difficile à expliquer
Once Human ne fonctionne pas comme un monde MMO unique progressant éternellement en ligne droite. Les joueurs rejoignent des scénarios disposant de règles, d'étapes et d'une durée propre. Cette structure avait provoqué beaucoup d'inquiétude au lancement parce qu'elle était facilement résumée comme une remise à zéro régulière.
Le système réel conserve davantage de progression qu'une simple destruction du personnage, mais il reste inhabituel. Starry Studio a depuis introduit des options de serveurs persistants, revu l'expérience des nouveaux joueurs et multiplié les formats, jusqu'au RaidZone et aux serveurs personnalisés.
La logique devient plus riche. Elle n'est pas devenue plus simple à résumer.
Deux ans plus tard, l'expérience possède enfin sa propre masse
La version 3.0 de 2026 ajoute notamment la vue à la première personne, de nouveaux contenus RaidZone et une infrastructure désormais partagée entre PC, mobile et consoles. Les nouveaux joueurs arrivent donc dans un Once Human très différent de celui évalué en juillet 2024.
Ses défauts restent curieusement cohérents : trop d'idées, une narration secondaire, des combats parfois mous et une interface chargée. Mais ce qui ressemblait autrefois à un mélange prometteur possède aujourd'hui assez de contenu pour former son propre écosystème.
Et il est toujours gratuit. Ça aide beaucoup à pardonner le désordre.
Points forts
- Un mélange de survie, construction, exploration et loot étonnamment addictif
- Les Deviations donnent une vraie identité mécanique au jeu
- Construction de base particulièrement libre et facile à absorber pendant des heures
- Un modèle free-to-play généreux qui réserve principalement les achats à la cosmétique
- Une quantité de scénarios et d'activités considérablement enrichie depuis 2024
Points faibles
- Une profusion de systèmes, monnaies et menus qui reste difficile à lire au début
- Les ennemis ordinaires sont souvent beaucoup trop faciles
- L'IA manque encore de réactivité dans de nombreux affrontements
- La structure des scénarios et serveurs reste atypique et peut rebuter
- Certaines mécaniques semblent empruntées à de meilleurs spécialistes plutôt que pleinement approfondies
Once Human reste un grand bazar de systèmes, et c'est désormais davantage une qualité qu'un problème. La survie est suffisamment légère pour laisser respirer l'exploration, la construction peut devenir un jeu à elle seule, les Deviations apportent une vraie personnalité et le modèle free-to-play évite toujours de vendre directement la puissance. Les combats ordinaires manquent encore de mordant et l'organisation par scénarios demande un temps d'adaptation. Mais lorsqu'une soirée commencée pour chercher du minerai finit devant une maison absurdement décorée avec une créature surnaturelle qui travaille dans le jardin, le jeu a trouvé sa raison d'être.