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WARDOGS débarque sur Steam après une bêta monstrueuse, mais son studio ne veut surtout pas courir après les chiffres
WARDOGS arrive sur Steam avec exactement le genre de problème qu’un petit studio ne s’attend généralement pas à avoir : trop de monde. Après une bêta fermée qui a dépassé les 200 000 joueurs simultanés, BULKHEAD lance son FPS militaire en accès anticipé en expliquant déjà qu’une chute massive de fréquentation ne serait pas un échec.
WARDOGS est disponible en accès anticipé sur Steam depuis le 10 septembre.
Le jeu est développé par BULKHEAD et édité par Team17. Il est proposé à 39,99 dollars aux États-Unis dans son édition standard, avec une Supporter Edition séparée destinée aux joueurs qui souhaitent financer davantage le développement.
Le lancement intervient après plusieurs semaines durant lesquelles les tests publics ont largement dépassé les prévisions du studio.
Plus de 200 000 joueurs simultanés là où BULKHEAD en imaginait 5 000
La dernière bêta fermée a franchi les 200 000 joueurs connectés simultanément sur Steam.
BULKHEAD n’avait pas construit ses projections autour d’un tel niveau de fréquentation. Son directeur général Joe Brammer a expliqué que le studio avait initialement planifié WARDOGS autour d’environ 5 000 joueurs simultanés.
Howard Philpott, game director, a également indiqué que l’objectif à long terme était de stabiliser le jeu autour d’une communauté de 3 000 à 5 000 joueurs simultanés réguliers.
C’est presque l’inverse du discours habituel autour des jeux multijoueur modernes.

WARDOGS ne cherche pas à remplacer Battlefield
La comparaison vient naturellement.
WARDOGS propose des batailles de grande échelle avec infanterie, hélicoptères, véhicules terrestres, positions fortifiées et destruction du décor. Mais son rythme et son économie tirent davantage vers le milsim que vers un shooter arcade.
Jusqu’à 100 joueurs sont répartis entre trois factions.
Le mode principal s’inspire du King of the Hill. Une zone de contrôle de 2 x 2 kilomètres est générée à l’intérieur d’une carte beaucoup plus vaste et les trois camps doivent se battre pour la domination de cet espace.
La construction change également le terrain. Les joueurs peuvent installer des Forward Operating Bases, aménager leurs positions puis voir une partie de ces défenses détruite pendant les combats.
Chaque balle finit par toucher aussi le portefeuille
L’une des particularités de WARDOGS est son économie personnelle.
Armes, chargeurs, protections et véhicules ont un coût. Les joueurs gagnent de l’argent en participant au combat, mais également en remplissant des rôles utiles à leur équipe.
Soigner et relever des alliés rapporte. Repérer des ennemis rapporte. Transporter des joueurs en hélicoptère ou conduire certains véhicules vers le front peut rapporter.
La logique encourage donc théoriquement les tâches que les FPS récompensent parfois mal : logistique, soutien, transport et construction.
L’argent permet ensuite d’acheter de l’équipement temporaire et de progresser vers des éléments permanents.
Pas de vente de monnaie pendant l’accès anticipé
BULKHEAD a également pris une position inhabituellement nette sur la monétisation.
Le studio promet de ne pas monétiser WARDOGS pendant l’Early Access, à l’exception du Supporter Pack optionnel disponible au lancement.
Ce pack contient notamment plusieurs camouflages, des éléments cosmétiques pour un hélicoptère et quelques marqueurs visuels réservés aux soutiens.
BULKHEAD affirme qu’il ne vendra jamais directement la monnaie utilisée dans le jeu.
Le studio promet également de ne pas vendre directement les camouflages de progression, considérant qu’ils doivent refléter ce qu’un joueur a débloqué en jouant plutôt que le montant qu’il a dépensé.
Une Early Access pensée pour durer
Le jeu n’est pas présenté comme terminé.
BULKHEAD veut utiliser l’accès anticipé pour recueillir les retours, équilibrer l’économie, améliorer les systèmes et continuer la construction de la version 1.0.
Le studio semble surtout vouloir éviter une mécanique désormais bien connue : un lancement énorme, une baisse normale de fréquentation, puis des semaines de débats déclarant le jeu mort parce que son pic Steam n’est plus égal à celui du premier week-end.
Joe Brammer a déjà prévenu que WARDOGS perdrait des joueurs après la période de lancement.
Pour lui, ce sera normal.
Les consoles attendront 2028
Pour l’instant, l’accès anticipé est réservé au PC via Steam.
BULKHEAD a annoncé dans sa communication de lancement que WARDOGS arriverait également sur consoles en 2028.
Les détails concernant les versions PlayStation et Xbox, le cross-play ou la forme exacte de la version 1.0 ne sont pas encore arrêtés publiquement.
Le premier test est donc celui de Steam.
WARDOGS avait déjà prouvé qu’il pouvait remplir ses serveurs pendant une bêta. À partir du 10 septembre, il doit montrer combien de ces joueurs veulent réellement rester quand l’accès devient payant et que le développement commence pour de bon.