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No Man’s Sky refait enfin l’espace : Cosmos transforme le vide de 2016 en véritable territoire à habiter
Pendant dix ans, No Man’s Sky a refait ses planètes, ses créatures, ses vaisseaux, ses bases et même sa structure multijoueur. L’espace lui-même était resté étonnamment proche de celui de 2016. Cosmos corrige enfin cette anomalie et transforme ce qui servait surtout de trajet entre deux mondes en zone de jeu à part entière.
Cosmos est disponible gratuitement depuis le 9 septembre pour tous les propriétaires de No Man’s Sky.
Hello Games l’identifie comme la version 7.0 et la présente comme l’une des plus grosses mises à jour de toute l’histoire du jeu.
Le point de départ est presque embarrassant de simplicité pour un jeu qui porte l’espace jusque dans son identité : Sean Murray reconnaît que No Man’s Sky n’avait jamais vraiment refondu l’espace depuis sa sortie.
Dix ans plus tard, le studio vient donc de s’y attaquer presque d’un seul bloc.
Chaque système possède maintenant une vraie géographie spatiale
Le changement le plus fondamental n’est peut-être pas le plus spectaculaire.
Cosmos ajoute une carte locale du système solaire accessible depuis le menu rapide. Elle affiche les planètes, la station et les nouveaux points d’intérêt fixes découverts dans l’espace.
Ces lieux comprennent des ceintures d’astéroïdes rocheuses ou glacées, des avant-postes habités, des installations infestées, des champs de débris, des plateformes naturelles et plusieurs variations d’épaves géantes.
L’espace n’est donc plus seulement la distance entre la station et l’atmosphère suivante.
Il devient une carte où l’on peut choisir une destination.

Les épaves introduisent un vrai risque dans la récupération
Les nouveaux Space Hulks sont des carcasses monumentales à explorer et démanteler.
Le joueur peut sortir de son appareil, se déplacer en EVA puis arracher des morceaux de la structure avec la Gravitino Coil.
Un nouveau Tractor Beam installé sur les Corvette permet ensuite de récupérer physiquement cette ferraille et de la transférer dans la soute.
Le système a cependant une limite volontairement brutale.
Chaque morceau retiré peut dégrader l’intégrité de l’épave. En devenant trop gourmand, le joueur peut provoquer une réaction en chaîne et voir l’ensemble commencer à exploser.
Scanner les éléments les plus rentables avant de commencer à démonter devient donc une vraie décision.
On peut maintenant construire sans planète sous les pieds
Cosmos étend également la construction de bases à l’espace.
Certaines formations rocheuses et certains astéroïdes sont suffisamment grands pour être explorés à pied et servir de fondation.
Plus radicalement encore, un ordinateur de base spécifique permet de revendiquer un volume entièrement vide et d’y bâtir directement une structure orbitale.
Les joueurs ne sont donc plus obligés de chercher un terrain plan, une planète agréable ou un cargo pour installer un nouveau foyer.
Une ville peut désormais flotter au milieu de rien.
Posséder une station change l’échelle du logement
Le gros système de fin de progression de Cosmos est la direction de station.
Après avoir fait ses preuves auprès des autorités locales, un Voyageur peut devenir directeur d’une station spatiale.
Il obtient alors le droit de modifier sa décoration extérieure, de réorganiser le hub intérieur et d’ajouter de nouvelles pièces autour du hangar central.
Les pièces de construction existantes peuvent être utilisées à l’intérieur et des centaines de nouveaux éléments décoratifs sont destinés aux structures externes.
Une station cesse donc d’être seulement une infrastructure générée par l’univers.
Elle peut devenir une construction reconnaissable appartenant réellement à un joueur.
Ces stations servent aussi de capitale aux alliances
Devenir directeur permet de créer une alliance galactique.
Les autres joueurs peuvent rejoindre ces communautés depuis leurs stations, accéder rapidement aux systèmes alliés par téléporteur et contribuer à leur activité.
Un joueur peut appartenir simultanément à trois alliances.
Hello Games ajoute même des classements basés sur la population, l’activité et l’expansion territoriale.
Ce n’est pas encore une véritable simulation géopolitique, mais No Man’s Sky dispose désormais d’un niveau communautaire situé entre l’équipe de quelques amis et les immenses civilisations informelles organisées depuis des années hors du jeu.
On peut enfin sortir de presque n’importe quel vaisseau en plein espace
L’activité extravéhiculaire n’est plus réservée à certains appareils.
Cosmos ajoute une commande permettant de quitter les vaisseaux classiques dans l’espace et approfondit les déplacements en apesanteur avec six degrés de liberté, rotation comprise.
La combinaison doit alors gérer le froid du vide, tandis que les explosions peuvent physiquement repousser le personnage.
L’idée paraît presque anecdotique, mais elle permet à plusieurs autres systèmes de fonctionner ensemble : exploration d’épaves, extraction physique, construction orbitale et récupération de ressources.
Oui, on peut essayer de voler jusqu’au soleil
Hello Games a également matérialisé une destination que beaucoup de joueurs avaient tenté d’atteindre depuis 2016.
Les étoiles visibles au centre des systèmes sont maintenant de vrais points d’intérêt atteignables par un très long vol.
Elles restent des sphères de plasma extrêmement dangereuses.
La version 7.01 publiée dès le lendemain a même corrigé un problème permettant aux joueurs du mode Créatif de voler à l’intérieur du soleil.
La possibilité n’existe donc pas comme raccourci ou portail. Hello Games veut réellement que l’on traverse le système pour aller voir ce qui brûle au centre.
L’anniversaire raconte dix ans de reconstruction
Cosmos accompagne également une vingt-troisième expédition communautaire intitulée Our Journey Continues.
Chaque étape correspond à l’une des grandes périodes de l’évolution de No Man’s Sky depuis 2016.
Hello Games compte plus de quarante mises à jour majeures sur cette décennie.
Le parcours fonctionne donc comme un musée jouable : les mécanismes se débloquent progressivement tandis que des commentaires de développeurs lus par Sean Murray racontent leur contexte.
Les récompenses utilisent elles aussi des éléments historiques, dont une version dorée du Rasamama S36 original, un ancien concept de Multi-Tool, un Interceptor inspiré des premiers trailers et même le diplodocus devenu emblématique des démonstrations pré-lancement.
Le paradoxe de No Man’s Sky devient encore plus étrange
Cosmos ne cherche pas à effacer 2016.
Son expédition anniversaire en fait au contraire une partie de l’histoire.
C’est ce qui rend cette dixième année assez singulière : Hello Games peut aujourd’hui célébrer à la fois le jeu qu’il avait lancé, tout ce qui n’y fonctionnait pas encore et les dizaines de fois où il l’a reconstruit ensuite.
La mise à jour 7.0 ne ferme pas cette histoire.
Elle vient simplement de trouver le dernier endroit évident où No Man’s Sky pouvait encore recommencer : son propre ciel.