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Legacy Code vous laisse greffer un dentier sur un téléviseur, puis demande à la physique de se débrouiller
Il existe probablement une excellente raison pour laquelle un téléviseur ne possède pas quatre jambes, un dentier et un cactus. Legacy Code ne veut surtout pas la connaître. Le premier jeu de Room 127 construit toute sa boucle autour de créations absurdes que son moteur physique propriétaire doit ensuite réussir à faire marcher, ramper ou se battre.
Kodansha Game Lab vient d'ouvrir la page Steam de Legacy Code et confirme désormais une sortie en 2027. Le jeu est développé par Room 127, un créateur indépendant japonais qui fabrique depuis plusieurs années ses propres créatures mécaniques à partir d'un système physique maison.
Le résultat s'appelle un Mechanimal.
Un corps commence avec absolument n'importe quoi
Legacy Code permet d'assembler des têtes, bras, jambes et moteurs, mais la liste devient rapidement beaucoup moins raisonnable. Une télévision peut devenir un torse. Un ventilateur, un élément mobile. Des dentiers, chaînes, jouets, puzzles, cactus ou objets de décoration peuvent rejoindre la construction.

Chaque pièce possède ses propres caractéristiques et comportements physiques. La forme finale n'est donc pas seulement cosmétique : ajouter des jambes peut rendre une créature plus stable, un membre plus long modifier sa portée et une pièce lourde produire un mouvement complètement différent.
Ou tout peut commencer à se traîner sur le côté d'une manière que personne n'avait prévue. C'est également valable.
Le Marionette Engine doit faire vivre l'anatomiquement impossible
Room 127 a développé un système propriétaire baptisé Marionette Engine. Son rôle n'est pas de sélectionner une animation prédéfinie correspondant approximativement au monstre créé. Il doit calculer comment cet assemblage particulier peut réellement se déplacer.
Le studio présente cette imprévisibilité comme le cœur du jeu. Une construction pensée pour marcher élégamment peut trouver une autre méthode beaucoup moins digne pour avancer. Le programmeur Yasuta explique même que l'équipe a volontairement tenté de fabriquer des Mechanimals capables de casser son moteur physique, sans réussir à empêcher les assemblages de prendre vie.
Dans Legacy Code, le bug visuel potentiel devient presque une direction artistique.
Construire n'est que la première partie de la boucle
Le jeu suit trois étapes : construire, combattre, récupérer.
Après l'atelier, le joueur contrôle directement son Mechanimal à travers différents environnements, notamment des déserts, montagnes enneigées et ruines. D'autres créatures servent d'adversaires.
Les vaincre rapporte de l'expérience mais aussi leurs composants. Ces nouvelles pièces peuvent ensuite être rattachées au corps existant pour renforcer la créature avant la sortie suivante.

Votre monstre finit par devenir physiquement énorme
L'évolution n'est pas résumée à une feuille de statistiques. À mesure que des pièces sont ajoutées, le corps grossit réellement.
Des jambes supplémentaires peuvent supporter une masse plus importante. Des bras plus longs permettent d'atteindre autrement les adversaires. Une construction qui ressemblait à quelques jouets mal vissés peut progressivement devenir une structure gigantesque.
Cette croissance ouvre aussi de nouvelles parties du monde et permet d'affronter des adversaires auparavant hors de portée.
Le TGS a retenu exactement ce qui semble impossible à expliquer proprement
Legacy Code faisait partie des huit finalistes du Sense of Wonder Night 2026 organisé pendant le Tokyo Game Show. Plus de 1 500 projets avaient été soumis au programme selon Kodansha.
Il n'a pas remporté le Grand Prix, attribué à Face UFO, mais sa sélection est assez cohérente avec l'objectif du concours : mettre en avant les jeux dont le concept produit immédiatement quelque chose d'étrange ou d'inattendu.
La nouvelle version est également jouable sur le stand Kodansha Game Lab du TGS 2026.
Steam en 2027, et rien d'autre n'est annoncé
Legacy Code est actuellement prévu uniquement sur PC via Steam. Le jeu sera solo et proposera des interfaces en japonais, anglais et chinois simplifié.
Le prix et la date précise restent inconnus.
Cela laisse encore un peu de temps à Room 127 pour répondre à la question fondamentale que personne n'avait probablement posée : combien de jambes faut-il réellement à une télévision pour devenir un prédateur ?