Test

17 / 20

Halo: Campaign Evolved : vingt-cinq ans plus tard, les Élites savent toujours mieux se battre que beaucoup de FPS modernes

Halo: Campaign Evolved Testé sur
Halo: Campaign Evolved : vingt-cinq ans plus tard, les Élites savent toujours mieux se battre que beaucoup de FPS modernes

Campaign Evolved ajoute sprint, détournement de véhicules, neuf armes et trois nouvelles missions sans casser le principe qui faisait fonctionner Halo en 2001 : des arènes ouvertes, une IA réactive et un sandbox capable de produire un combat différent à chaque reprise de checkpoint.

Un Élite invisible contourne un angle, disparaît, attend que le joueur commette l'erreur de le poursuivre puis revient par un autre passage.

C'était impressionnant en 2001. Le détail presque embarrassant est que cela reste impressionnant en 2026.

Halo n'avait pas besoin de cinquante systèmes supplémentaires

Campaign Evolved conserve la règle la plus importante de Combat Evolved : un petit nombre d'outils qui réagissent les uns aux autres. Armes humaines et Covenant, grenades, bouclier rechargeable, véhicules et géométrie des arènes suffisent à produire énormément de situations.

The Guardian insiste justement sur l'intelligence des Élites. Ils reculent, flanquent, chargent lorsque la situation s'y prête et réagissent différemment lorsque leurs alliés tombent. Un checkpoint rejoué ne ressemble donc pas simplement à la répétition exacte d'une chorégraphie.

Les nouveautés sont meilleures lorsqu'elles alimentent le sandbox

Halo Studios ajoute neuf armes venues d'autres épisodes, dont le fusil de combat, l'épée à énergie et le Needle Rifle. Les véhicules ennemis peuvent désormais être détournés, le Wraith devient pilotable et le Warthog accueille un quatrième passager.

Ces changements fonctionnent parce qu'ils multiplient des solutions plutôt qu'ils ne remplacent complètement les anciennes. TechRadar juge l'équilibre particulièrement réussi : la campagne reste immédiatement reconnaissable, mais davantage de situations permettent d'improviser.

Le sprint est moins hérétique qu'il n'en a l'air

La possibilité de courir modifie évidemment la cadence d'un jeu conçu avant que le sprint ne devienne presque obligatoire dans les FPS. PC Gamer est plus méfiant que plusieurs autres critiques envers cette modernisation et certaines modifications de déplacement.

Elle ne transforme pourtant pas Halo en shooter ultrarapide. Les arènes restent larges, les armes gardent leurs portées et la plupart des engagements continuent de reposer davantage sur la position que sur la vitesse pure.

Les vieux couloirs restent de vieux couloirs

Le remake peut refaire les textures, la lumière et les décors sans totalement corriger un problème structurel de Combat Evolved : certains niveaux réutilisent beaucoup les mêmes salles et les mêmes corridors.

Tom's Guide considère que plusieurs espaces conservent cette impression de longueur héritée du début des années 2000. PC Gamer formule une réserve voisine : le remake embellit parfois un level design dont la répétition fait précisément partie de l'âge du jeu.

Le combat limite l'ennui parce que les ennemis réagissent suffisamment bien. L'architecture, elle, ne peut pas toujours cacher son année de naissance.

Operation: METEORITE montre ce que Halo Studios peut faire sans modèle

Les trois missions supplémentaires se déroulent un an avant Combat Evolved et réunissent Master Chief et le sergent Johnson lors d'une opération clandestine sur un vaisseau Covenant.

Elles ajoutent de nouveaux ennemis, de nouveaux espaces et des situations que Bungie n'avait évidemment jamais dessinées en 2001.

Le corpus est plus partagé sur leur réussite. PC Gamer les trouve inégales ; les critiques plus favorables y voient au contraire un supplément qui se greffe étonnamment bien à la campagne. Leur principal intérêt est presque prospectif : elles révèlent ce que cette version du sandbox peut devenir lorsqu'elle cesse de reconstruire un plan ancien.

La coopération agrandit le chaos

La campagne fonctionne à deux en écran partagé sur console et jusqu'à quatre en ligne, avec crossplay entre Xbox, PC et PlayStation. Ajouter trois Spartans à des combats initialement dessinés pour un seul joueur modifie forcément l'équilibre.

Les Skulls et les variations de paramètres donnent suffisamment d'outils pour retrouver de la résistance. Mais la coopération sert surtout l'autre force historique de Halo : transformer un système sérieux en machine à anecdotes dès qu'un Warthog, une grenade et quatre décisions contradictoires se rencontrent.

L'absence du multijoueur compétitif laisse un trou énorme

C'est la critique la plus difficile à contourner. Combat Evolved n'était pas seulement sa campagne. Son multijoueur local a participé à définir l'identité de la première Xbox.

TechRadar et Forbes considèrent tous deux que son absence rend le package incomplet. PC Gamer va plus loin en rappelant que The Master Chief Collection offre déjà une quantité de Halo considérablement supérieure pour un prix souvent inférieur.

Le titre dit cependant exactement ce qu'il vend : Campaign Evolved. Jugée seule, cette campagne reste un FPS extraordinairement vivant.

Points forts

  • IA Covenant toujours remarquable
  • Sandbox de combat extrêmement flexible
  • Neuf armes supplémentaires bien intégrées
  • Détournement et nouvelles possibilités de véhicules
  • Excellente coopération jusqu'à quatre joueurs
  • Operation: METEORITE apporte trois missions réellement inédites

Points faibles

  • Certaines structures de niveaux restent très répétitives
  • Quelques modernisations divisent les habitués
  • Operation: METEORITE est inégal selon plusieurs critiques
  • Pas de multijoueur compétitif
  • The Master Chief Collection reste un package beaucoup plus vaste

Halo: Campaign Evolved rappelle surtout à quel point Combat Evolved avait compris tôt ce qui rend un FPS rejouable : des ennemis qui réagissent, des armes aux fonctions distinctes et des espaces suffisamment ouverts pour accepter les mauvaises idées du joueur. Halo Studios modernise intelligemment cette mécanique et ajoute quelques excellents jouets, même si certains couloirs ont réellement vingt-cinq ans et que l'absence du multijoueur compétitif empêche le remake de remplacer l'original dans l'histoire. Comme campagne, il reste formidable.

17 / 20