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Virtue and a Sledgehammer sort le 27 octobre et transforme les souvenirs en murs à démolir

Virtue and a Sledgehammer a enfin une date : le 27 octobre sur PC. Derrière son excellente promesse de « walking simulator avec une masse » se cache surtout une idée plus curieuse : faire de la destruction du décor une manière de fouiller une famille, une ville et des souvenirs qui auraient peut-être préféré rester tranquilles.

Par Kader Virtue and a Sledgehammer
Virtue and a Sledgehammer sort le 27 octobre et transforme les souvenirs en murs à démolir

Devolver Digital a fixé la sortie de Virtue and a Sledgehammer au 27 octobre 2026 sur Steam. Le projet de Deconstructeam et Selkie Harbour est jouable dès maintenant grâce à une démo, mais sa proposition complète reste assez difficile à ranger dans une case propre.

On explore une ville natale abandonnée, on démolit les structures qui gênent le passage et on frappe des simulacres mécaniques de ses anciens habitants. Puis le jeu ralentit pour parler de famille, d'appartenance et des souvenirs réveillés au milieu des décombres.

La masse n'est pas juste une clé rouge pour ouvrir les portes

La destruction est intégrée au déplacement. Lorsqu'un chemin n'existe pas, le joueur peut en fabriquer un en attaquant directement le décor. Murs, mobilier et machines deviennent autant de morceaux d'un espace que Pratelle peut littéralement démonter pour continuer.

Cette liberté aurait pu n'être qu'un joli système de physique. Deconstructeam l'utilise plutôt comme une extension du personnage. Pratelle revient dans un lieu qui ne lui appartient déjà plus vraiment et répond à cette étrangeté en arrachant des morceaux de ce qui reste.

Le marteau sert aussi au combat contre les fac-similés mécaniques qui occupent la région. Là encore, le jeu paraît volontairement lourd : l'arme est massive, les impacts sont physiques et les espaces explosent autour du personnage. Pas vraiment la discrétion habituelle d'une aventure narrative.

Le passé revient sous forme de machines

Le principe le plus étrange concerne les habitants. Les personnes que connaissait Pratelle ont été numérisées et existent désormais sous forme mécanique. Le jeu peut ainsi faire discuter son héroïne avec des versions artificielles de gens liés à son enfance tout en laissant planer une question assez inconfortable sur ce qu'il reste réellement d'eux.

Ces rencontres alimentent des séquences d'interactive fiction plus proches du terrain habituel de Deconstructeam. Le studio derrière The Red Strings Club et The Cosmic Wheel Sisterhood revient donc à des dialogues, des souvenirs et des choix narratifs, mais les entoure cette fois d'un espace tridimensionnel que l'on peut mettre en pièces.

Détruire pour faire remonter ce qui était enterré

Le retour au pays ne sert pas seulement de prétexte visuel. Le studio présente Virtue and a Sledgehammer comme une histoire sur la famille, les traditions et le sentiment de ne plus appartenir à l'endroit où l'on a grandi.

La mécanique donne à ce thème quelque chose de très concret. Au lieu d'examiner un souvenir dans un menu ou d'écouter simplement un monologue, Pratelle traverse physiquement les vestiges de son enfance et détruit parfois ce qui l'en sépare. Ce n'est pas subtil. C'est justement ce qui rend le projet intéressant.

Une démo en attendant le 27 octobre

La démo Steam est déjà disponible et permet d'approcher le mélange entre exploration, démolition, combat et passages narratifs. Le jeu complet restera exclusivement prévu sur PC au lancement.

Virtue and a Sledgehammer arrivera le 27 octobre. Il restera alors à découvrir jusqu'où Deconstructeam et Selkie Harbour peuvent faire tenir une histoire intime dans un jeu où la solution la plus visible reste souvent un énorme morceau de métal avec un manche.