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Turok: Origins repousse sa chasse au printemps 2027, mais précise enfin ce que l'on chasse
Turok avait déjà récupéré son arc, ses fusils et suffisamment de dinosaures pour justifier le nom sur la boîte. La Gamescom lui apporte quelque chose qui manquait encore : une raison de traverser les Lost Lands autrement que pour vérifier combien de roquettes un tyrannosaure peut encaisser.
Saber Interactive a diffusé un nouveau story trailer de Turok: Origins pendant l'Opening Night Live et confirmé une nouvelle fenêtre de sortie. Initialement attendu à l'automne 2026, le jeu arrivera finalement au printemps 2027.
Le report concerne PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2. Saber n'a pas donné de date plus précise ni expliqué publiquement la raison du décalage.

Cette fois, les dinosaures ne sont pas toute l'histoire
Origins place le joueur dans l'Ordre des Turok, une organisation de guerriers chargée de protéger l'humanité. Face à eux se trouvent les Xenia, une civilisation reptilienne engagée dans une guerre galactique contre les humains et leurs gardiens.
Le nouveau trailer met surtout en avant leur chef militaire, Hexagis. Il se rend dans les mondes abandonnés des Lost Lands pour retrouver les secrets d'une ancienne civilisation disparue et utiliser son pouvoir contre l'humanité.
Les dinosaures restent évidemment au programme, mais certains sont désormais présentés comme des monstruosités génétiques liées aux expérimentations ou à l'héritage des Anciens.
C'est une différence assez importante pour un reboot. Turok: Origins ne cherche pas seulement à remettre le joueur dans une jungle remplie de reptiles ; il construit une guerre de science-fiction autour d'eux.
Le Turok n'est plus nécessairement un héros solitaire
La campagne peut être parcourue seul ou en coopération en ligne. Saber avait précédemment détaillé des équipes pouvant réunir jusqu'à trois joueurs.
Ce choix modifie forcément la conception des affrontements. Les dinosaures, créatures volantes, forces Xenia et boss ne doivent plus seulement fonctionner face à un personnage unique capable de les attirer dans un couloir.
En groupe, un joueur peut maintenir la pression à distance pendant qu'un autre utilise une arme rapprochée ou une capacité spéciale. Le système doit donc absorber des attaques provenant de plusieurs directions sans rendre les ennemis complètement inoffensifs.

Première et troisième personne partagent le même shooter
Turok: Origins s'éloigne également de la formule FPS stricte associée aux premiers épisodes. Saber annonce des combats utilisant à la fois la première et la troisième personne.
La troisième personne permet notamment de lire les mouvements du guerrier, les esquives et certaines capacités lorsque le combat devient plus mobile. La première personne reste adaptée aux armes qui demandent davantage de précision.
Le studio ne présente donc pas le changement de perspective comme deux campagnes séparées. Il fait partie du même arsenal d'actions.
Le cadavre du dinosaure peut participer à la progression
L'idée la plus Turok de l'ensemble est probablement celle-ci : éliminer une créature ne fournit pas uniquement de l'expérience ou des munitions. Saber veut que le matériel génétique récupéré sur les ennemis puisse servir à améliorer l'arsenal.
Le joueur peut également collecter des Echoes pour débloquer de nouvelles capacités et spécialiser son style de combat.
Cette progression accompagne une liste d'armes qui mélange arc, fusils à pompe, sniper, armes à plasma, ray guns et technologie extraterrestre expérimentale.
La boucle devient donc assez lisible : partir chasser, récupérer ce que les ennemis laissent derrière eux, renforcer son équipement puis revenir affronter des créatures beaucoup moins raisonnables.
Les Lost Lands sont devenues plusieurs mondes
Saber décrit le voyage comme une traversée de mondes plutôt qu'une unique jungle géante. Ruines anciennes, forêts denses, marais, grottes et paysages extraterrestres composent les différentes zones montrées jusqu'ici.
Le récit Gamescom donne une fonction à cette variété. Hexagis recherche les vestiges laissés par les Anciens, ce qui permet à l'Ordre des Turok de le poursuivre d'un environnement à l'autre sans que le changement de biome ressemble uniquement à une excursion touristique.
Le studio promet également des secrets à trouver dans ces zones, mais n'a pas présenté Origins comme un monde ouvert continu.
Le printemps 2027 donne surtout à Saber du temps supplémentaire
La nouvelle fenêtre constitue le changement concret le plus immédiat de la Gamescom. Turok: Origins n'arrivera plus cet automne.
Le trailer ne permet pas de déterminer si Saber utilise ces mois pour équilibrer la coopération, terminer les versions console ou simplement donner davantage de finition à l'ensemble. Le studio ne l'a pas expliqué.
Le retour de Turok devient en revanche beaucoup plus identifiable. Ce n'est ni un remaster déguisé ni un nouveau Dinosaur Hunter construit à l'identique autour de 1997.
Saber garde l'arc et les dinosaures, puis les place dans un shooter coopératif de science-fiction où le joueur récupère les pouvoirs de ce qu'il vient de tuer. Pour un reboot, c'est au moins une manière de respecter le nom sans rester prisonnier du musée.