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Resident Evil refuse de refaire les jeux : Zach Cregger veut surtout reproduire ce qu'on ressent en y jouant

Le nouveau Resident Evil aurait pu refaire le commissariat de Raccoon City, replacer Leon devant un Licker et cocher les références une par une. Zach Cregger a choisi une voie plus risquée : garder le monde des jeux, mais donner la caméra à un type qui n'a absolument rien d'un héros de jeu vidéo.

Par Kader
Resident Evil refuse de refaire les jeux : Zach Cregger veut surtout reproduire ce qu'on ressent en y jouant

Bryan est coursier médical. Il doit effectuer une livraison à Raccoon City General Hospital lorsqu'une nuit déjà mauvaise se transforme en effondrement complet de la ville.

Austin Abrams incarne ce personnage inédit. Zach Cregger considère son histoire comme parallèle aux événements de Resident Evil 2 : pendant que les personnages connus de Capcom vivent leur propre cauchemar ailleurs en ville, Bryan traverse le sien.

Pas de Leon, et c'est volontaire

Cregger ne voulait pas raconter à nouveau une histoire que les jeux avaient déjà très bien racontée. Son principe consiste plutôt à construire une aventure qui pourrait exister à côté d'eux.

Le réalisateur emprunte donc moins les personnages que la logique du joueur : avancer vers une nouvelle zone, survivre à une menace, récupérer de quoi tenir encore un peu et repartir alors que la situation empire.

Le choix de Bryan devient assez malin dans ce cadre. Cregger le décrit comme quelqu'un sans véritables compétences de combat, maladroit face au danger et beaucoup plus proche d'une personne ordinaire que d'un Leon Kennedy capable de nettoyer un commissariat avec trois chargeurs et une plante verte.

Les munitions doivent compter

Le film reprend aussi une idée beaucoup moins spectaculaire, mais essentielle à Resident Evil : la pénurie.

Cregger a expliqué vouloir rendre lisible ce que Bryan possède encore. Les armes progressent au cours du trajet, les munitions comptent et rater un tir doit avoir une conséquence. Le réalisateur cite directement la gestion des ressources parmi ce qu'il souhaite transporter du jeu vers le cinéma.

Des éléments familiers comme les herbes, les sprays de soin, les portes verrouillées ou certains marqueurs visuels de santé apparaissent également dans ce vocabulaire d'adaptation.

Le film emprunte son rythme aux salles des jeux

Resident Evil dure autour d'une heure et demie et Cregger le décrit comme une longue course traversant des décors successifs. Bryan passe notamment par des égouts, un hôpital et différentes parties de Raccoon City.

L'idée vient directement de la structure des jeux : chaque nouvel espace change le problème plutôt que de prolonger le précédent indéfiniment. Cregger cite également Resident Evil 4 pour l'escalade des morceaux de bravoure et Resident Evil 7 pour le principe d'un protagoniste ordinaire dépassé par les événements.

Le film ne sera d'ailleurs pas une simple procession de zombies. Le réalisateur a indiqué que les morts-vivants classiques occupent relativement peu de séquences et qu'il a préféré exploiter les possibilités de mutations du T-virus.

Le premier extrait ne fait pas dans la discrétion

La première longue séquence diffusée début septembre montre Bryan encerclé en pleine ville par des infectés installés sur les toits. Ils commencent à se jeter dans le vide, leurs corps venant s'écraser autour de lui.

Le film est classé R aux États-Unis pour violence sanglante, gore et langage. Cregger le présente lui-même comme son film le plus violent à ce jour.

Resident Evil sortira en France le 16 septembre 2026, puis le 18 septembre aux États-Unis, également en IMAX.