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Rakugaki Beast est sorti : dessinez un monstre, donnez-lui un nom et laissez l'IA finir le travail

Le bestiaire de Rakugaki Beast ne sort pas d'un catalogue préparé par le développeur. Il commence sur une feuille virtuelle. Depuis le 24 septembre, le jeu de Maveroni est disponible sur Steam avec une idée assez directe : dessiner une créature, la baptiser, puis laisser son système d'IA interpréter ces deux éléments pour construire le combattant qui va avec.

Par Kader Rakugaki Beast
Rakugaki Beast est sorti : dessinez un monstre, donnez-lui un nom et laissez l'IA finir le travail

Un bonhomme vaguement reconnaissable, une monstruosité dessinée en trente secondes ou quelque chose de nettement plus appliqué : Rakugaki Beast accepte le principe avant le talent. Le dessin reste l'apparence de la créature. Le jeu analyse ensuite cette image et son nom pour lui attribuer un élément, des statistiques, des capacités, une personnalité et une petite histoire.

Le nom n'est donc pas une simple étiquette collée après coup. Maveroni explique qu'il entre lui aussi dans l'interprétation. Une même esquisse enregistrée sous deux noms différents peut aboutir à des résultats différents. C'est le petit détail qui empêche le générateur de devenir uniquement un test de reconnaissance d'image.

Les gribouillis finissent par se battre

Une fois les créatures enregistrées, le jeu demande d'en choisir trois pour former une équipe. Les affrontements sont au tour par tour, avec plusieurs façons de mettre ses créations face à celles des autres joueurs.

Le Ghost Battle est la formule asynchrone : une équipe peut être partagée sous forme de Ghost afin que d'autres joueurs l'affrontent avec l'IA aux commandes. Il n'est donc pas nécessaire que son créateur soit connecté au même moment.

Pour les confrontations directes, Friend Battle permet à deux joueurs d'utiliser leurs équipes existantes dans une salle privée accessible par code ou invitation Steam. Instant Battle pousse davantage l'idée du dessin improvisé : chacun doit créer trois nouvelles bêtes sur place avant de découvrir ce que l'autre a produit et de lancer le combat.

DeepSeek intervient pendant la création

La présence d'IA n'est pas seulement une étiquette marketing. La fiche Steam précise que Rakugaki Beast utilise à l'exécution un service hébergé derrière Cloudflare qui transmet des données au service API de DeepSeek. Le dessin, le nom choisi et la langue servent notamment à générer les caractéristiques et les textes de la créature.

Le système intervient aussi dans la modération des contenus partagés. Pour Ghost Sharing et certains modes en ligne, des dessins et champs textuels associés aux créatures sont envoyés afin d'être évalués. Le dessin du joueur reste cependant l'illustration utilisée dans le jeu : le modèle ne remplace pas le gribouillis par une image générée.

C'est une distinction assez importante ici. L'IA fabrique la fiche du monstre autour de la création du joueur ; elle ne lui retire pas son crayon. Pour un jeu dont tout l'intérêt vient du plaisir de voir une créature maladroite devenir un combattant improbable, conserver le dessin original évite de faire disparaître la blague en cours de route.

6,99 dollars, avec une remise de lancement

Rakugaki Beast est disponible sur Windows et macOS, avec des interfaces en anglais et en japonais. Maveroni fixe son tarif normal à 6,99 dollars aux États-Unis et 980 yens au Japon. Une remise de lancement de 10 % s'applique pendant la première semaine.

Une démo gratuite accessible dans un navigateur permet également d'essayer le dessin et la génération des cartes de créatures. Les combats restent réservés au jeu complet.

Le résultat ressemble moins à un générateur de monstres autonome qu'à une petite machine à provoquer des histoires entre joueurs : quelqu'un dessine quelque chose d'absurde, le système lui donne des règles, puis cette chose peut partir hanter l'équipe d'un inconnu en Ghost Battle. Pour une fois, rater les pattes de son dragon fait presque partie du game design.