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It's Fine vend 10 000 copies en un peu plus de 24 heures, Joe peut souffler
Le jeu parle d'un développeur indépendant qui doit absolument livrer sa version 1.0 sous les ordres d'un chien. Dans le monde réel, la sortie s'est passée un peu mieux. Buma Games annonce avoir vendu 10 000 exemplaires de It's Fine un peu plus de 24 heures après son lancement sur Steam.
Buma Games a publié le chiffre le 24 septembre, au lendemain de la sortie du jeu. Selon le studio, It's Fine avait alors dépassé les 10 000 exemplaires vendus. Pour cette petite production développée par un duo mari et femme, l'équipe qualifie elle-même le résultat de surréaliste et de changement majeur à son échelle.
Un jeu sur le crunch qui n'arrête jamais de plaisanter
It's Fine est sorti sur Steam le 23 septembre 2026. Son principe tient presque de la mise en abyme : il reste 24 heures avant la livraison d'un jeu, la version 1.0 n'est évidemment pas prête et Joe, le chien chargé de la gestion de projet, n'a pas prévu de repousser la date.
Le joueur code, améliore ses différentes stations et accumule des ressources dans une structure de jeu incrémental. La progression ne consiste cependant pas seulement à regarder les nombres enfler. Les postes de travail introduisent leurs propres mécaniques, tandis que les améliorations finissent par transformer le comportement de certains systèmes.
Le ton part rapidement ailleurs. Une ferme de bots peut générer des wishlists, un écureuil produit de l'énergie propre avant de commencer à envoyer des éclairs dans la pièce, et le jeu trouve même une place pour un Kraken vaudou. Le développement indépendant est ici moins un sujet documentaire qu'une excuse pour faire dérailler progressivement le bureau.
Dormir est une mécanique de prestige
Le système de prestige pousse la blague un peu plus loin. Dormir produit des Sleephours, une ressource utilisée dans le Dreamtree pour acheter des améliorations permanentes et débloquer de nouveaux effets entre les parties. Quand une bonne nuit ne suffit plus à tenir la deadline, la progression ouvre ensuite une couche supplémentaire autour de cette course à la version 1.0.
Le jeu complet ajoute également des défis, des secrets, plusieurs fins à découvrir et 67 succès Steam. Buma Games insiste par ailleurs sur une production sans art ni musique générés par IA : les pixels sont réalisés à la main et la bande-son est composée par Alon Amit.
De 25 000 wishlists à 10 000 ventes
Le lancement n'arrive pas complètement de nulle part. Le studio annonçait 13 500 wishlists après le Steam Next Fest de juin, puis 25 000 à la mi-septembre. La date de sortie avait entre-temps été déplacée d'une journée, du 22 au 23 septembre.
It's Fine est finalement arrivé à 9,99 dollars aux États-Unis, accompagné d'une remise de lancement de 10 %. Buma Games et SpaceJazz sont crédités comme éditeurs sur Steam, SpaceJazz ayant notamment rejoint le projet pour accompagner son développement sur les marchés asiatiques et sa localisation.
Les 10 000 exemplaires annoncés ne constituent pas une estimation extérieure : il s'agit du chiffre communiqué directement par Buma Games un peu plus de 24 heures après le lancement. C'est encore un instantané très précoce de la trajectoire du jeu. Pour une fiction où tout le monde panique à l'idée de réussir une sortie à temps, le premier jour réel aura au moins offert à Joe une raison de ne pas aboyer.