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GTA VI : Take-Two affirme que son enquête sur les fuites « évolue rapidement »

Les fuites de GTA VI ont cessé d'être uniquement une bataille de suppressions de vidéos. Take-Two cherche maintenant à identifier les personnes derrière leur diffusion, et ses dernières démarches judiciaires montrent une enquête devenue plus ciblée en quelques jours.

Par Maëlle GTA VI Grand Theft Auto
GTA VI : Take-Two affirme que son enquête sur les fuites « évolue rapidement »

Take-Two est retourné devant la justice américaine dans son enquête sur les fuites de Grand Theft Auto VI.

Une nouvelle demande déposée le 28 août vise Discord. Elle fait suite aux procédures engagées quelques jours plus tôt contre plusieurs plateformes après la circulation de séquences non autorisées attribuées au jeu de Rockstar.

Les nouveaux documents ont été rapportés publiquement le 31 août.

Take-Two dit avoir trouvé une nouvelle piste sur Discord

Dans sa nouvelle demande, Take-Two affirme avoir identifié un utilisateur Discord supplémentaire.

L'entreprise dit également avoir obtenu de nouvelles informations permettant de mieux cibler un utilisateur déjà mentionné lors de sa première démarche, ainsi que des renseignements complémentaires concernant les serveurs Discord précédemment identifiés.

Le contenu détaillé de cette nouvelle demande n'est pas public.

Cette fois, Take-Two veut garder une partie du dossier secrète

L'éditeur demande au tribunal que les informations sensibles liées à cette nouvelle assignation soient conservées sous scellés.

Son argument est assez direct : publier les nouvelles pistes pourrait informer les personnes recherchées de l'avancement de l'enquête.

Take-Two explique qu'une telle divulgation créerait un risque de suppression, destruction ou dissimulation d'éléments susceptibles de servir à l'identification des auteurs présumés.

L'enquête avait commencé beaucoup plus largement

Les premières procédures avaient été engagées les 20 et 21 août.

Take-Two avait cherché des informations auprès de Microsoft et Discord, puis élargi ses demandes à X et à Google pour YouTube.

Ces démarches reposent sur la section 512(h) du Digital Millennium Copyright Act, qui permet à un détenteur de droits de demander une assignation destinée à obtenir l'identité d'un auteur présumé d'une violation de copyright auprès d'un fournisseur de services.

Ce mécanisme peut être utilisé avant qu'une action en justice classique soit engagée contre une personne identifiée.

La demande initiale adressée à Discord était particulièrement large

Les documents publics de la première procédure cherchaient des informations concernant plusieurs serveurs et comptes associés à la diffusion ou à l'étude des contenus divulgués.

Les données réclamées pouvaient notamment inclure des informations d'identification, des adresses IP et différentes données liées aux comptes.

La demande visant Microsoft allait également jusqu'à rechercher certains identifiants d'appareils Windows ainsi que des informations liées à des comptes et contenus stockés.

La nouvelle procédure Discord apparaît plus resserrée puisque Take-Two parle désormais d'un utilisateur nouvellement identifié et d'un autre pour lequel l'entreprise possède déjà davantage d'informations.

Discord et Take-Two ont donné deux versions différentes du calendrier

Un point de procédure reste intéressant.

Discord avait indiqué le 24 août ne pas encore avoir reçu l'assignation initiale et vouloir examiner sa validité et sa portée lorsqu'elle lui serait transmise.

Dans ses documents ultérieurs, Take-Two affirme pour sa part que cette première assignation avait été délivrée le 21 août puis rapidement signifiée à Discord.

Les deux déclarations ont donc été faites à des moments différents d'une procédure en mouvement.

Take-Two abandonne en revanche sa demande concernant YouTube

La même enquête vient de perdre une autre branche.

Take-Two a retiré sa précédente demande visant Google et YouTube, qui concernait plusieurs identités en ligne associées à une vidéo divulguée.

Ses avocats expliquent que l'enquête évolue rapidement à mesure que de nouvelles informations apparaissent et que ces données particulières ne sont désormais plus nécessaires.

Le retrait ne signifie donc pas que l'enquête globale est abandonnée.

Aucune personne n'est publiquement identifiée comme responsable

Malgré l'accélération des démarches, Take-Two n'a pas annoncé avoir identifié publiquement l'auteur des fuites.

Les procédures actuelles servent précisément à obtenir des informations pouvant mener à cette identification.

Il ne s'agit pas non plus, à ce stade, d'un procès intenté contre un individu nommé pour les fuites de GTA VI.

Les premières séquences avaient commencé à circuler le 18 août

Un compte ou groupe utilisant le nom Cyberleek a commencé à publier des séquences présentées comme provenant de GTA VI le 18 août.

Les vidéos se sont rapidement propagées sur les réseaux sociaux et ont fait l'objet de demandes de retrait fondées sur le copyright.

Take-Two a ensuite déclenché ses premières démarches judiciaires le 20 août.

L'événement intervenait dans une période particulièrement sensible : Rockstar préparait alors sa propre présentation détaillée du jeu pour le 27 août.

Rockstar a depuis montré GTA VI officiellement

Le 27 août, Rockstar a diffusé An Extended Look, une présentation officielle consacrée à GTA VI.

Cette communication a replacé la campagne marketing sous le contrôle du studio après plusieurs jours dominés par des extraits non autorisés et des suppressions.

La page officielle du jeu affiche désormais cette présentation aux côtés des deux bandes-annonces précédentes.

La sortie reste fixée au 19 novembre

Rockstar maintient Grand Theft Auto VI au 19 novembre 2026 sur PlayStation 5 et Xbox Series X|S.

Les précommandes sont ouvertes depuis juin et Rockstar indique également que le préchargement commencera le 12 novembre.

Aucune version PC n'est actuellement annoncée pour cette date.

L'affaire est maintenant une enquête d'identification

La chronologie des derniers jours montre surtout un changement d'échelle.

Au départ, Take-Two cherchait à contenir la circulation de séquences sur plusieurs services. Les nouveaux documents s'intéressent davantage à quelques comptes et informations susceptibles de relier l'activité en ligne à des individus.

La prochaine étape dépendra notamment des données que les plateformes peuvent légalement fournir et de ce qu'elles contiennent réellement.

La deuxième demande visant Discord reste, elle, suffisamment sensible pour que Take-Two préfère ne pas montrer publiquement ce qu'il cherche exactement.

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