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24 ans plus tard, Touhou Koumakyou revient sur Steam et récolte déjà 98 % d’avis positifs

En 2002, Touhou Koumakyou aidait à définir ce que beaucoup de joueurs associeraient ensuite au bullet hell japonais : un minuscule personnage au milieu d'un écran qui semble avoir décidé qu'un millimètre d'espace libre était déjà trop généreux. Vingt-quatre ans plus tard, New Classic remet cet épisode historique sur Steam avec une nouvelle présentation. Les joueurs lui réservent pour l'instant un accueil particulièrement chaleureux.

24 ans plus tard, Touhou Koumakyou revient sur Steam et récolte déjà 98 % d’avis positifs

Il est sorti depuis quelques jours et sa note ressemble déjà à celle d'un vieux classique que tout le monde aurait décidé de recommander en même temps.

Touhou Koumakyou: New Classic - the Embodiment of Scarlet Devil affiche actuellement 98 % d'évaluations anglophones positives sur plus de 1 100 avis Steam.

La performance est d'autant plus intéressante que ce qui revient ici n'est pas un jeu récent devenu soudainement populaire. L'original date de 2002.

Le Touhou qui a ouvert l'ère Windows

The Embodiment of Scarlet Devil est le sixième épisode officiel de Touhou Project, mais il occupe une place particulière dans l'histoire de la série : c'était le premier Touhou développé pour Windows.

Le principe paraît aujourd'hui presque archétypal. Reimu Hakurei et Marisa Kirisame partent enquêter sur une étrange brume écarlate recouvrant Gensokyo. L'aventure les conduit jusqu'au Scarlet Devil Mansion et à une succession de personnages qui deviendront parmi les plus reconnaissables de la licence.

Pour progresser, il faut surtout apprendre à survivre à des motifs de projectiles suffisamment denses pour transformer le moindre trou entre deux tirs en itinéraire touristique.

New Classic ne cherche pas à remplacer cette structure. Il remet plutôt le même jeu à une échelle supportable pour les écrans actuels.

Les pixels ont été refaits, pas simplement agrandis

Shanghai Alice Reprise annonce une présentation en 1080p et précise que le pixel art a été redessiné pour cette version moderne.

C'est une différence importante avec un simple filtre haute résolution. Personnages, éléments d'interface et décors ont été retravaillés pour conserver leur esthétique tout en fonctionnant correctement sur du matériel contemporain.

Le résultat reste immédiatement identifiable comme Touhou Koumakyou. Ce n'est pas une réinterprétation 3D, ni une tentative de transformer le jeu en quelque chose de plus spectaculaire qu'il ne l'était.

L'écran est toujours vertical. Les projectiles sont toujours nombreux. Reimu et Marisa sont toujours très petites au milieu du problème.

ZUN a réarrangé toute la bande originale

La modernisation la plus symbolique concerne peut-être la musique. L'intégralité des morceaux de New Classic a été réarrangée par ZUN lui-même.

Ce détail compte particulièrement pour Touhou. La musique a depuis longtemps dépassé le cadre des jeux pour alimenter arrangements, remix, concerts et créations de fans dans des quantités assez difficiles à mesurer.

New Classic permet donc d'entendre le compositeur revenir directement sur ses propres morceaux près d'un quart de siècle plus tard.

L'édition Deluxe ajoute un accès à plus de 30 pistes réunissant la musique de 2002 et les nouveaux arrangements. Sur Steam, ce contenu est proposé sous la forme d'une bande originale séparée.

Le nouveau mode vies illimitées ouvre la porte aux curieux

Shanghai Alice Reprise n'a pas uniquement modernisé l'affichage. New Classic ajoute également un mode permettant d'affronter le jeu avec un nombre illimité de vies.

Pour un bullet hell historiquement construit autour de la mémorisation des patterns, du positionnement précis et de la gestion d'un nombre limité d'erreurs, le changement est loin d'être anodin.

Il permet surtout à un nouveau public d'apprendre les niveaux et de découvrir les boss sans qu'une mauvaise séquence renvoie immédiatement toute la tentative au début.

Le mode classique reste là pour ceux qui veulent que leurs erreurs coûtent un peu plus cher.

Et l’original est livré avec

L'achat de New Classic comprend également Touhou Koumakyou: Classic, une version séparée qui cherche à reproduire aussi fidèlement que possible l'expérience de 2002.

Sur Steam, les deux jeux sont vendus ensemble sous forme de bundle. La version Classic conserve cependant ses textes japonais uniquement, alors que New Classic bénéficie d'une localisation dans douze langues, dont le français et l'anglais.

Cela donne au projet une structure assez intelligente : une version restaurée pour jouer confortablement aujourd'hui et, juste à côté, une reproduction destinée à ceux qui veulent retrouver quelque chose de plus proche du logiciel d'origine.

Le retour ne concerne pas seulement Steam

La version PC est sortie le 9 septembre sur Steam. Alliance Arts propose également le jeu sur Nintendo Switch, Nintendo Switch 2 et PlayStation 5, avec une date japonaise affichée au 10 septembre sur certaines pages officielles en raison du décalage de calendrier entre marchés.

Il s'agit d'une expérience strictement solo. Reimu et Marisa disposent chacune de caractéristiques de tir différentes, entre meilleure couverture de l'écran et puissance frontale plus importante.

Sur PC, la configuration minimale reste modeste : 4 Go de mémoire, un Core i5-8350U, une puce Intel UHD Graphics 620 et environ 1 Go d'espace disponible sont indiqués par Steam.

98 % de positif pour un jeu qui a déjà 24 ans dans les jambes

La note Steam évoluera évidemment à mesure que davantage de joueurs publieront un avis. Quelques jours après le lancement, le signal est néanmoins très clair : New Classic ne se contente pas de susciter de la curiosité nostalgique.

Il remet officiellement à disposition un épisode longtemps compliqué à acheter sur les plateformes modernes, sans essayer d'effacer ce qu'il était.

Vingt-quatre ans après, l'écran est plus net et la musique a été refaite.

La petite zone où il faut réussir à ne pas se faire toucher, elle, n'a toujours pas l'air beaucoup plus grande.