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Worming from Home est sorti : même Excel devient un boss quand votre employé est un ver

Un analyste financier junior doit répondre aux messages, remplir des tableaux et garder un œil sur la Bourse. Rien de très exotique. Worming from Home ajoute simplement un problème : l'employé n'a ni mains, ni pieds, ni squelette. C'est un ver, et il doit quand même taper son mot de passe.

Par Kader Worming from Home
Worming from Home est sorti : même Excel devient un boss quand votre employé est un ver

Worming from Home est disponible depuis le 4 septembre sur Steam pour Windows et macOS. Zach Northrop et Mason Sabharwal ont pris une blague très courte — un ver travaille dans la finance depuis chez lui — et ont eu la bonne idée de ne pas résoudre le principal problème ergonomique.

Le clavier reste un vrai clavier. La souris reste posée sur le bureau. Le téléphone ne se décroche pas tout seul.

À vous de vous débrouiller.

Le travail de bureau devient un jeu de physique

Le personnage est contrôlé avec un système de physique ragdoll. Pour écrire une réponse ou compléter une feuille de calcul, il faut déplacer son corps sur le clavier et frapper physiquement les bonnes touches. Les tâches les plus banales prennent soudain une ampleur ridicule lorsque la touche recherchée mesure presque la taille du personnage.

Même principe pour la souris. Au lieu d'afficher simplement un curseur contrôlé normalement par le joueur, Worming from Home demande au ver de rejoindre l'objet, de s'y accrocher et de tenter de le déplacer sur le bureau.

Le concept aurait pu rester un simple filtre comique posé sur un simulateur de travail. Le fait de transformer réellement la morphologie du personnage en mécanique change beaucoup de choses. Le gag devient le système de jeu.

La carrière commence tout en bas de l'échelle

Le ver débute comme analyste financier junior. Ses journées sont rythmées par les feuilles de calcul, les messages des collègues, les demandes du patron et les appels téléphoniques.

Il peut aussi intervenir sur le marché boursier. Le jeu permet d'investir son argent et d'utiliser des informations privilégiées pour spéculer, une pratique que la vraie finance apprécierait probablement beaucoup moins que ce petit ver.

L'argent gagné sert ensuite aux améliorations. Certaines rendent le personnage plus efficace, d'autres améliorent son bureau ou ses capacités financières. Le but reste remarquablement conventionnel compte tenu de la situation : travailler suffisamment bien pour obtenir une promotion.

Même un ver finit par chercher un équilibre vie professionnelle-vie personnelle

La journée ne se résume pas entièrement au boulot. Worming from Home permet aussi de faire de l'exercice, lire des livres de développement personnel, acheter différents objets, discuter avec les collègues ou explorer les environs du bureau.

À cette échelle, une pièce assez banale se transforme facilement en parcours. La physique qui complique l'utilisation du clavier sert également aux déplacements, aux sauts et à la manipulation des objets.

Une mise à jour de la démo publiée pendant le Steam Next Fest de juin avait déjà ajouté le Wormhole, un défi de plateforme dans une dimension alternative, ainsi qu'un smartphone servant notamment à débloquer des éléments cosmétiques. La version finale conserve cette volonté de faire du bureau autre chose qu'une succession de formulaires.

La démo avait déjà trouvé son public

Le projet avait commencé à attirer l'attention bien avant sa sortie. La démo mise en ligne en janvier avait dépassé les 10 000 joueurs selon Zach Northrop, tandis que le développeur annonçait 25 000 ajouts en liste de souhaits début avril.

Le lancement semble prolonger cette curiosité. Deux jours après la sortie, la page Steam classe les évaluations utilisateurs dans la catégorie « très positives », avec 98 % d'avis favorables au moment de la vérification.

Le chiffre reste évidemment très jeune et évoluera rapidement avec l'arrivée de nouveaux joueurs. Il montre au moins que la blague n'a pas perdu tout son charme après la démo.

Une petite idée idiote devenue un vrai jeu

Zach Northrop décrit lui-même le développement comme le passage d'une petite blague absurde à un projet beaucoup plus gros. C'est probablement la meilleure manière de présenter Worming from Home.

Le jeu n'essaie pas de faire oublier son concept initial sous une tonne de systèmes sérieux. Il préfère demander jusqu'où il est possible d'étirer cette idée : travailler, investir, améliorer son personnage, faire du sport, acheter des chapeaux et grimper dans la hiérarchie d'une entreprise tout en restant un animal qui devrait normalement être occupé à améliorer la terre du jardin.

La version Steam propose actuellement une remise de lancement de 25 % jusqu'au 18 septembre et prend en charge l'interface ainsi que les sous-titres français.

Le télétravail avait déjà ses difficultés. Il manquait simplement le problème de colonne vertébrale.