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Halloween sur PS5 : PlayStation recommande 9 jeux indépendants, et ils ne font pas tous peur
Pas besoin d'attendre un nouveau blockbuster d'horreur pour préparer Halloween. Le 21 octobre 2026, PlayStation a publié une sélection de neuf jeux indépendants mêlant enquêtes paranormales, aventures coopératives, roguelites inquiétants et expériences beaucoup plus paisibles. Certains misent sur la terreur, d'autres sur l'étrangeté ou l'humour macabre. De quoi choisir son programme selon son envie de frissonner, de réfléchir ou simplement de passer une soirée avec des monstres.
L'avantage d'Halloween, c'est qu'il existe autant de manières de célébrer la période que de façons de se faire peur. On peut chercher une créature dans une maison hantée, traverser un couloir où chaque porte semble conduire au même endroit, ou tranquillement bâtir un village peuplé de loups-garous. Sony a manifestement décidé de ne pas choisir entre ces différentes sensibilités.
Dans une publication du 21 octobre consacrée à PlayStation Indies, plusieurs membres des équipes de Sony Interactive Entertainment présentent neuf recommandations pour la saison. Ce ne sont pas neuf jeux qui viennent nécessairement de sortir, ni un classement établi à partir de notes : il s'agit d'une sélection éditoriale destinée à faire découvrir des expériences très différentes.
L'intérêt est justement là. Les amateurs de survival horror trouveront de quoi se cacher derrière leur manette, tandis que ceux qui préfèrent une atmosphère fantastique sans sursauts pourront eux aussi participer aux festivités.
CloverPit : survivre à une machine à sous infernale
Une pièce métallique délabrée, une machine à sous, une dette qui augmente et un gouffre sous les pieds : CloverPit n'a pas besoin de monstres gigantesques pour construire sa menace.
Le principe consiste à obtenir suffisamment de pièces pour payer les sommes réclamées. Chaque partie oblige à composer avec le hasard, mais le joueur peut progressivement débloquer des porte-bonheur et apprendre à exploiter leurs synergies.
Cette combinaison donne au jeu une structure de roguelite. Les échecs font partie de l'apprentissage, et les améliorations obtenues peuvent permettre de construire des stratégies plus solides lors des tentatives suivantes.
La tension repose sur l'impression de jouer sa survie à chaque nouveau tirage. Là où un jeu de casino traditionnel repose sur l'espoir d'un gain, CloverPit transforme la machine en instrument de pression.
C'est probablement l'une des propositions les plus atypiques de la sélection pour les joueurs qui aiment les mécaniques de progression, les combinaisons d'objets et les situations volontairement absurdes.
Escape the Backrooms : le cauchemar des couloirs sans fin
Les Backrooms sont devenues un imaginaire reconnaissable d'Internet : des pièces anonymes, des couloirs interminables, des éclairages désagréables et la sensation troublante de se trouver dans un endroit dont on ne devrait pas connaître l'existence.
Escape the Backrooms reprend cette idée à travers plus de trente niveaux. Il faut explorer, résoudre des énigmes et éviter les entités qui peuplent ces espaces inquiétants.
L'aventure peut se vivre en solo, mais également en coopération avec trois amis. Le chat vocal de proximité change alors profondément la situation : rester en contact devient utile, mais parler trop fort peut attirer l'attention des créatures.

C'est le genre de jeu où une équipe bien organisée peut se transformer en catastrophe ambulante dès qu'un membre panique.
La formule conviendra particulièrement à ceux qui aiment avoir peur ensemble. Le silence des environnements fait monter la tension, et les conversations entre joueurs peuvent la faire exploser en quelques secondes.
Phasmophobia : la chasse aux fantômes entre amis
Phasmophobia propose une autre approche de l'horreur collective. Plutôt que de chercher immédiatement à combattre une créature, il faut identifier la nature d'une présence surnaturelle.
Jusqu'à quatre joueurs peuvent mener une enquête en utilisant des équipements comme des lampes UV, des caméras et des thermomètres.
Chaque indice peut contribuer à identifier le fantôme. Le problème est que l'entité observée n'est pas forcément disposée à rester tranquillement dans son coin pendant que l'équipe termine ses investigations.
Les portes peuvent se verrouiller, les lumières vaciller et une phase de chasse obliger les joueurs à se dissimuler. Le chat vocal occupe une place centrale dans les échanges, mais la communication peut aussi ajouter au danger.
La différence avec Escape the Backrooms tient à la nature des objectifs. Ici, le cœur de l'expérience repose sur l'observation et la déduction. Il faut comprendre ce que l'on affronte avant de pouvoir terminer correctement sa mission.
Pour un groupe qui apprécie discuter, formuler des hypothèses et accuser ses amis d'avoir provoqué une catastrophe, la proposition est particulièrement adaptée.
Reanimal : une histoire de frère et sœur dans un monde cauchemardesque
Reanimal préfère une horreur plus dirigée et plus narrative. Les joueurs suivent un frère et une sœur orphelins qui partent à la recherche de leurs amis disparus.
Le voyage traverse une île inquiétante, ponctuée de créatures monstrueuses, de poursuites et de situations nécessitant de coopérer pour survivre.
Le gameplay combine infiltration, puzzles environnementaux et séquences de plateforme. Il faut parfois rester caché, parfois agir rapidement pour échapper à un danger.

La direction artistique repose sur un contraste particulièrement intéressant entre la fragilité des personnages et l'hostilité des lieux qu'ils traversent.
La recommandation publiée par PlayStation insiste sur la tendresse qui subsiste au cœur de cette expérience sombre. Le lien entre les deux enfants constitue un élément essentiel du récit.
Reanimal devrait surtout attirer les joueurs qui apprécient l'horreur racontée par les décors, les mouvements et les situations, sans avoir besoin d'explications constantes.
Silver Pines : du survival horror avec un parfum de Twin Peaks
Un détective privé se réveille dans un restaurant d'une petite ville presque abandonnée. Il pleut, les bâtiments sont délabrés et un musicien a disparu. Silver Pines part de cette situation familière pour proposer une aventure beaucoup moins conventionnelle qu'il n'y paraît.
Le joueur incarne Red Walker, chargé de retrouver Eddie Velvet. Son enquête l'entraîne dans des motels abandonnés, des tunnels inondés et des espaces dont la logique semble progressivement se défaire.
La particularité du jeu est d'associer cette ambiance de thriller étrange à une progression de type Metroidvania en deux dimensions.
Il faut découvrir des clés, explorer des passages et obtenir des équipements qui permettent d'accéder à de nouvelles zones.
Le personnage peut également se défendre contre les créatures rencontrées. Les armes servent ainsi autant à progresser dans l'environnement qu'à survivre aux affrontements.
La référence à David Lynch évoquée par PlayStation permet de situer son atmosphère, mais Silver Pines ne se réduit pas à une imitation cinématographique. La combinaison entre enquête, exploration latérale et action constitue sa particularité.
Hunter's Moon : le folklore britannique comme source d'angoisse
Tous les jeux d'horreur ne cherchent pas à accumuler les monstres et les sursauts. Hunter's Moon s'intéresse davantage à ce qui rend une communauté inquiétante.
La sélection PlayStation met en avant son univers marqué par le folklore britannique, ses chemins de campagne, ses maisons et ses tavernes.
L'exploration permet de découvrir les histoires des habitants et les croyances qui structurent leur quotidien.
Le jeu fait également intervenir des séquences d'infiltration, capables de transformer une situation jusque-là relativement calme en poursuite angoissante.
Cette approche conviendra davantage aux amateurs d'horreur folklorique qu'aux joueurs qui recherchent une succession constante de confrontations.
La peur naît ici d'une ambiance sociale et culturelle, de comportements difficiles à interpréter et de la sensation de découvrir progressivement quelque chose qui aurait peut-être dû rester caché.
The Midnight Walk : un cauchemar entièrement façonné en argile
Il suffit de regarder The Midnight Walk pour comprendre pourquoi Sony l'a retenu. Son univers ressemble à un film d'animation en volume qui aurait décidé de devenir un conte de nuit particulièrement inquiétant.
Chaque personnage et chaque environnement ont été sculptés en argile avant d'être numérisés en trois dimensions.
Ce procédé donne aux décors une texture artisanale inhabituelle, dans laquelle les objets paraissent presque palpables.
Le joueur traverse ce monde de dark fantasy à la première personne, accompagné de Potboy, une petite créature semblable à une lanterne dont la flamme joue un rôle essentiel.
L'aventure privilégie l'exploration, les énigmes et l'infiltration. La lumière devient un moyen de progresser dans un univers peuplé de présences inquiétantes.

L'intérêt de The Midnight Walk ne se limite pas à son esthétique. La matérialité de ses personnages et de ses décors contribue directement à l'atmosphère.
Pour les amateurs de contes macabres, de films d'animation artisanaux et d'expériences à mi-chemin entre rêve et cauchemar, il figure parmi les choix les plus singuliers de cette liste.
Graveyard Keeper 2 : gérer un cimetière peut aussi être reposant
Halloween ne doit pas nécessairement se terminer en courant dans un couloir pour échapper à un fantôme.
Graveyard Keeper 2 prend la direction opposée : celle d'un jeu de gestion dans un univers médiéval macabre, où les zombies peuvent devenir des employés particulièrement pratiques.
Le joueur peut fabriquer des objets, développer des bâtiments, accomplir des quêtes, entretenir son cimetière et participer à la reconstruction d'une ville.
L'armée de zombies fait partie des outils disponibles pour organiser ce travail.
La progression laisse de la place à différentes priorités. Certains joueurs préféreront développer les installations, tandis que d'autres suivront davantage les missions et les personnages.
L'esthétique en pixel art et l'humour noir offrent une expérience très éloignée des mécanismes du survival horror.
C'est un bon candidat pour ceux qui veulent conserver l'ambiance d'Halloween sans subir la pression permanente d'un jeu de poursuite.
Fangtopia : Halloween sans la moindre frayeur
Fangtopia va encore plus loin dans cette direction.
Il s'agit d'un jeu de réflexion en solo dans lequel le joueur construit un royaume à l'aide de tuiles hexagonales.
Forêts, montagnes, villes et voies ferrées s'assemblent progressivement pour donner naissance à un paysage habité par des créatures fantastiques.
Loups-garous, yétis et autres monstres y prennent place, mais ne constituent pas des ennemis qu'il faut éliminer.
Le jeu n'impose pas de chronomètre. La construction s'effectue à son rythme, avec une attention particulière portée à l'agencement des tuiles.
C'est une proposition intéressante pour un public qui aime l'imagerie d'Halloween, mais préfère les énigmes paisibles à la peur.
Entre deux expériences plus stressantes, Fangtopia peut aussi servir de parenthèse bienvenue.
Quel jeu choisir pour sa soirée d'Halloween ?
La sélection proposée par Sony présente surtout l'avantage de ne pas traiter l'horreur comme un genre uniforme.
Pour jouer avec des amis et provoquer quelques cris, Escape the Backrooms et Phasmophobia constituent les deux options les plus directement orientées vers le multijoueur.
Pour une aventure plus scénarisée, Reanimal privilégie la coopération entre deux personnages et le récit environnemental, tandis que The Midnight Walk offre une expérience solo portée par son identité visuelle.
Les amateurs d'étrangeté et d'enquêtes pourront se tourner vers Hunter's Moon ou Silver Pines. Ceux qui préfèrent les systèmes de progression et les tentatives répétées trouveront une proposition beaucoup plus mécanique avec CloverPit.
Enfin, Graveyard Keeper 2 et Fangtopia montrent qu'il est parfaitement possible de profiter des monstres d'Halloween sans chercher à se faire peur.
Cette liste reste une sélection de PlayStation, et non un classement critique établi par notre rédaction. Elle ne signifie pas non plus que tous les jeux bénéficient d'une réduction ou viennent de sortir.
Les joueurs devront vérifier les tarifs, les versions et les conditions d'accès sur les fiches PlayStation Store correspondant à leur région.
Il n'existe pas de bonne manière universelle de célébrer Halloween manette en main. Certains voudront terminer la soirée cachés dans un placard virtuel, d'autres devant une machine à sous maléfique. Et quelques-uns préféreront simplement construire une jolie forêt pleine de loups-garous. Finalement, tout le monde peut y trouver son compte.