Actu Actualité Officiel
Xbox met six jeux indépendants à l'honneur en novembre : entre zombies, Warhammer et héritage de Patapon
Vous cherchez autre chose qu'un gros blockbuster pour votre Xbox ? Microsoft vient de présenter les six jeux de sa sélection Indie Selects de novembre 2026. Au programme : une ville inquiétante à explorer, un cimetière à gérer au milieu des zombies, un FPS Warhammer particulièrement nerveux, des énigmes peintes en couleurs et même un héritier spirituel de Patapon. Six propositions disponibles dans le catalogue Xbox, mais qui ne constituent pas des ajouts annoncés au Game Pass.
Un détective enquête dans une ville inquiétante. Un gardien de cimetière recrute des zombies pour travailler. Un Space Marine transforme des démons en pixels. Et une petite armée avance au rythme de la musique. Voilà le genre de rencontres improbables que réserve la sélection Indie Selects de novembre.
Microsoft a présenté ses six choix du mois le 4 novembre 2026, dans un article publié sur Xbox Wire. Le principe du programme est simple : l'équipe ID@Xbox choisit des jeux indépendants qui méritent davantage de visibilité dans une boutique où les grandes licences occupent souvent le devant de la scène.
La sélection est éditoriale. Elle ne correspond pas à un classement des meilleures ventes ni à une liste de nouveautés du Xbox Game Pass. Les six jeux sont présentés dans le hub Indie Selects du Xbox Store, où ils disposent de leurs propres fiches.
Cette fois, l'horreur occupe une place importante, mais Microsoft a aussi choisi de mettre en avant des expériences plus chaleureuses, des mécaniques expérimentales et un FPS qui assume pleinement son héritage des années 1990.
Silver Pines : une enquête qui emprunte au survival horror
Silver Pines compte parmi les propositions les plus intrigantes du mois. Développé par Wych Elm et édité par Team17, il suit un détective explorant une ville dont les mystères se révèlent progressivement.
Le jeu mélange les codes de Resident Evil et de Twin Peaks avec une progression proche du metroidvania. Il faut explorer, découvrir des objets, revenir dans les lieux précédemment visités et comprendre comment les différentes parties de la ville communiquent entre elles.
Sa particularité la plus intéressante concerne l'appareil photo du protagoniste. Lorsqu'un passage est bloqué ou qu'une énigme ne peut pas encore être résolue, le joueur peut photographier l'élément concerné.
Le cliché est alors associé à la carte. Plutôt que de mémoriser tous les obstacles rencontrés, le joueur conserve une trace visuelle des endroits où il devra revenir.
Ce système facilite les allers-retours sans supprimer le plaisir de découvrir soi-même les solutions. Il rappelle une idée utilisée dans Prince of Persia: The Lost Crown, adaptée ici à une enquête plus sombre.
Silver Pines se distingue également par son esthétique. Les personnages utilisent une technique de rotoscopie, tandis que les environnements en deux dimensions donnent accès à une carte interconnectée.
L'ensemble cherche à retrouver les sensations d'un survival horror traditionnel, avec une forte place accordée à l'observation, aux ressources limitées et à la tension.

Graveyard Keeper 2 : le retour de la gestion macabre
Après l'angoisse de Silver Pines, Graveyard Keeper 2 prend une direction beaucoup plus absurde.
Le premier épisode demandait de gérer un cimetière médiéval tout en développant différentes activités de production. Son humour noir et ses systèmes de gestion en avaient fait une proposition particulière parmi les jeux de simulation.
La suite conserve cette formule, mais installe son aventure dans une ville envahie par les zombies. Le joueur doit progressivement reconstruire ses activités et faire fonctionner une économie locale dans un environnement qui ne manque pas de problèmes.
La collecte de ressources, l'artisanat, la construction et l'agriculture constituent toujours le cœur du jeu. Les personnages rencontrés fournissent des missions, tandis qu'un arbre de compétences permet de développer de nouveaux moyens de production.
Les zombies ne sont pas uniquement des adversaires. Ils peuvent aussi devenir une main-d'œuvre bien pratique pour automatiser certaines tâches.
Microsoft souligne également les améliorations du suivi des quêtes, destinées à rendre plus lisibles les nombreux objectifs à accomplir.
La progression peut encore demander beaucoup de répétition, mais c'est aussi une partie de l'attrait de ce type de jeu : voir des systèmes initialement laborieux finir par fonctionner ensemble.
Avec ses graphismes pixel art et ses séquences narratives doublées, Graveyard Keeper 2 conserve son mélange singulier de gestion confortable et d'humour franchement morbide.
Warhammer 40,000: Boltgun 2 : une bonne dose de FPS rétro
Pour les joueurs qui préfèrent tirer plutôt que cultiver, Microsoft a sélectionné Warhammer 40,000: Boltgun 2.
La suite du FPS rétro publié par Devolver Digital et Big Fan Games reprend l'univers particulièrement violent de Warhammer 40,000 avec des affrontements rapides et des armes démesurées.
Le premier Boltgun avait déjà établi une formule claire : des environnements gothiques, des créatures monstrueuses et une action inspirée des jeux de tir à la première personne des années 1990.
Le deuxième épisode ajoute une campagne à embranchements et deux personnages jouables.
Malum Caedo, l'Ultramarine du premier jeu, fait son retour. Il est accompagné de Nyra Veyrath, une Sister of Battle possédant ses propres armes et une manière différente d'aborder les combats.
Le choix du personnage influence donc les possibilités offensives, tandis que les différents chemins de la campagne apportent davantage de variété.
Boltgun 2 ne cherche pas à dissimuler ses influences. Ses armes puissantes, son rythme élevé et son esthétique volontairement rétro évoquent les sensations des anciens Doom.
Le décor de Warhammer 40,000 lui donne cependant une identité immédiatement reconnaissable, entre architecture impériale, armures massives et créatures du Chaos.

Colorbound : peindre le monde pour résoudre des énigmes
Colorbound propose une expérience très différente. Ici, pas question de survivre à des hordes de monstres : il faut comprendre comment les couleurs peuvent transformer l'environnement.
Le joueur incarne Anku, un jeune garçon aymara qui souhaite réunir les anciens membres du groupe musical de son grand-père disparu.
Son voyage traverse différents paysages, des forêts luxuriantes aux villes oubliées, avec une direction artistique évoquant l'aquarelle.
Le système de jeu repose sur une palette dont les couleurs possèdent des propriétés distinctes.
Certaines teintes rendent les objets peints plus légers et les font flotter. D'autres les alourdissent et provoquent leur chute.
Ces variations permettent de résoudre des énigmes et de franchir des obstacles dans un mélange de plateformes et de réflexion.
La musique occupe une place centrale dans cette aventure. Anku utilise notamment une zampoña, instrument à vent traditionnel des Andes, pour poursuivre le souvenir de son grand-père.
Le projet trouve ses origines dans une game jam organisée en 2025 dans le cadre du Latin American Games Showcase. Son créateur chilien, Isaías Arrué, s'est notamment inspiré de ses racines andines.
Colorbound se démarque ainsi par une proposition qui associe une mécanique visuelle accessible à une histoire familiale et culturelle.
Ratatan : l'héritage de Patapon rencontre le roguelite
Ratatan occupe une place particulière dans cette sélection. Son concept repose sur un mélange de jeu de rythme, d'action à défilement horizontal et de progression roguelite.
Il constitue un héritier spirituel de Patapon, la série connue pour ses petites armées avançant au rythme de commandes musicales.
Le joueur contrôle un personnage appelé Ratatan tout en donnant des ordres rythmés à ses troupes. Les attaques, les déplacements et les actions défensives doivent être coordonnés avec la musique.
Les combats opposent cette armée à différentes créatures et se terminent notamment par des affrontements contre de grands boss.
La progression emprunte aussi aux roguelites modernes. Pendant les expéditions, les joueurs récupèrent des améliorations temporaires qui modifient leurs capacités.
Les Ratakaruta introduisent des bonus élémentaires et d'autres variations, tandis que le retour à Rataport permet d'investir dans des améliorations durables.
Cette structure cherche à éviter que toutes les expéditions se ressemblent. Les choix effectués pendant une partie peuvent modifier sensiblement la manière de construire son armée.
La difficulté peut sembler élevée pendant les premières tentatives, avant que la progression permanente ne donne davantage d'options.
Son esthétique colorée et sa bande-son constituent une partie essentielle de l'expérience. Ratatan n'est pas simplement un jeu d'action accompagné de musique : le rythme devient une commande de jeu à part entière.
Tenebris Somnia : du survival horror aux séquences filmées
Le dernier jeu de la sélection ramène les joueurs vers l'horreur, mais avec une approche encore différente de celle de Silver Pines.
Tenebris Somnia mélange aventure en deux dimensions, énigmes, gestion de ressources et véritables séquences filmées.
L'histoire suit Julia, une réalisatrice indépendante qui fait des cauchemars récurrents à propos de son ancien compagnon.
Lorsqu'elle décide de se rendre dans leur ancien appartement, elle découvre une situation qui la conduit vers un univers peuplé de sorcières, de démons et de créatures inquiétantes.
Le jeu s'inspire des premiers survival horror, notamment dans la gestion des objets, la nécessité d'éviter certains ennemis et la résolution d'énigmes.
Sa singularité repose cependant sur ses passages en prises de vues réelles, qui donnent une dimension cinématographique à certains moments de l'aventure.
L'influence du cinéma d'horreur italien des années 1970 est particulièrement présente, avec une esthétique évoquant le giallo et les œuvres fantastiques de cette époque.
Contrairement à une aventure narrative où il suffirait de regarder les scènes, Tenebris Somnia demande une véritable attention aux ressources et aux dangers.
Les amateurs d'horreur rétro devraient donc y trouver une proposition plus exigeante que ne le laisse supposer son apparence initiale.
Les six jeux sont-ils inclus dans le Game Pass ?
C'est une distinction importante : Indie Selects n'est pas une annonce de nouveaux jeux Xbox Game Pass.
Microsoft présente ici six titres choisis par son équipe ID@Xbox afin de les mettre en avant dans le Xbox Store.
Le programme ne signifie pas que les six productions deviennent gratuites, ni qu'elles sont automatiquement intégrées à un abonnement.
Les fiches américaines affichées lors de l'annonce indiquent notamment 24,99 dollars pour Silver Pines, Graveyard Keeper 2, Boltgun 2 et Tenebris Somnia.
Colorbound est présenté à 14,99 dollars, tandis que Ratatan affiche 34,99 dollars.
Ces prix correspondent aux indications de la boutique américaine lors de la publication. Les tarifs européens et les promotions éventuelles doivent être consultés directement dans le magasin régional.
Certaines productions portent également la mention Xbox Play Anywhere, notamment Silver Pines, Colorbound, Ratatan et Tenebris Somnia.
Cette fonctionnalité permet, pour les jeux compatibles, de retrouver un achat numérique et sa progression sur les appareils Xbox et PC pris en charge.
Elle ne doit pas être confondue avec un accès gratuit par abonnement.
Une dernière sélection avant décembre ? Pas cette année
Microsoft apporte enfin une précision sur le calendrier de son programme.
Le hub Indie Selects bénéficie de sélections thématiques renouvelées chaque mercredi, tandis que six jeux reçoivent une mise en avant mensuelle particulière.
L'éditeur annonce qu'une nouvelle sélection mensuelle sera également publiée en décembre 2026, une première pour le programme.
Les jeux qui composeront cette édition n'ont pas encore été détaillés.
Pour novembre, les six choix illustrent surtout la diversité de la scène indépendante : deux visions différentes du survival horror, un FPS rétro, un jeu de gestion macabre, une aventure fondée sur les couleurs et une production où la musique commande les combats.
Reste à choisir son ambiance. Les joueurs qui veulent se faire peur peuvent regarder du côté de Silver Pines ou Tenebris Somnia. Ceux qui préfèrent l'action immédiate trouveront une proposition bien différente avec Boltgun 2 ou Ratatan. Quant à Colorbound et Graveyard Keeper 2, ils rappellent que l'indépendant sait aussi prendre son temps, même lorsqu'il est question de zombies.